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Élevage bovin allaitant Cinq facteurs influencent les coûts vétérinaires, selon l’Institut de l’élevage

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La race, le système d’élevage, la stratégie de vaccination, la gestion du parasitisme et l’état sanitaire du troupeau sont les facteurs qui vont faire varier les frais vétérinaires, selon une étude menée chez 473 éleveurs par l’Institut de l’élevage.

L’enquête annuelle des Réseaux d’élevage, réalisée en 2010 par l’Institut de l’élevage et publiée en octobre, a permis d’identifier 5 facteurs qui influencent la composition et les coûts vétérinaires dans les élevages bovins allaitants : la race, le système d’élevage, la stratégie de vaccination de l’éleveur, la gestion du parasitisme et l’état sanitaire du troupeau. Ces facteurs ne sont pas hiérarchisables. En moyenne, les frais vétérinaires pèsent pour près de 20% dans les charges directes de l’atelier bovin allaitant. Ces frais vétérinaires se composent des médicaments et analyses (38%), des visites vétérinaires (24%), des anti-parasitaires (20%) et des vaccinations (18%). Le niveau moyen de frais vétérinaires (48 €/UGB) masque une dispersion importante qui n’est liée ni à la taille des troupeaux, ni au type d’atelier bovin viande (naisseur ou naisseur-engraisseur). Les éleveurs de races charolaise et blonde d’Aquitaine, en raison des difficultés de vêlage, affichent des frais vétérinaires de 30% supérieurs en moyenne par rapport aux autres races.

Veaux, une politique sanitaire qui coûte cher

Les élevages en production bio présentent des coûts vétérinaires divisés par deux (25€/UGB) contrairement aux autres exploitations du fait d’un faible nombre d’actions curatives. Le niveau de diversification de l’exploitation n’a cependant aucune influence sur les coûts vétérinaires. La stratégie de vaccination, qui devient systématique avec l’augmentation de la taille des troupeaux, peut faire varier de 45% (+/-16€/UGB) les frais vétérinaires. Au niveau de la gestion du parasitisme, l’utilisation prépondérante de protocoles de traitements systématiques sans réel gain d’efficacité a « un coût économique non négligeable ». L’état sanitaire du troupeau est un facteur déterminant des charges vétérinaires, mais reste « difficile à caractériser collectivement ». « L'examen plus particulier de la mortalité des veaux, identifiée comme une préoccupation importante pour la moitié des éleveurs, montre que très peu d’entre eux mettent en œuvre l’ensemble des préconisations pour la prévention des risques sanitaires sur les veaux », selon l’Institut de l’élevage. La vaccination préventive est utilisée comme une « assurance sanitaire » qui se paie là aussi. « Le même constat est fait concernant la gestion du parasitisme faute de temps. En moyenne, 26 € de frais vétérinaire par UGB séparent les éleveurs en gestion préventive systématique des autres.

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