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Cinquième semaine de confinement : les dernières annonces du gouvernement

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Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron a fixé un nouveau calendrier et annoncé de nouvelles mesures pour la lutte contre le Covid-19. Le confinement est prolongé au moins jusqu’au 11 mai, les restaurants étant voués à rester de toute façon fermés. Une aide aux foyers les plus démunis va être versée le 15 mai, et le dispositif d’aide aux petites entreprises a été élargi très rapidement.

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, Emmanuel Macron a annoncé, le 13 avril, la prolongation du confinement jusqu’au 11 mai, assortie d’une potentielle réouverture pour certains établissements scolaires à cette échéance, mais pas pour les restaurants, hôtels et cafés. « Le confinement le plus strict doit se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai », a déclaré le président de la République.

Concernant l’Education nationale, « à partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées », mais pas l’enseignement supérieur. Toutefois, il précise que « le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables […] et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir. »

Concernant « les lieux rassemblant du public, restaurants, cafés et hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacle, musées », ils resteront « fermés à ce stade ». Et les « grands festivals et évènements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain ». Concernant ces secteurs (hôtellerie, tourisme, évènementiel, culture…), Emmanuel Macron a annoncé « un plan spécifique », car ils « seront durablement affectés ». Cela se concrétisera par « des annulations de charges et des aides spécifiques ».

Une aide aux plus démunis pour les « besoins essentiels »

À l’occasion de son allocution le 13 avril, le président de la République a annoncé la création d’une aide aux familles et aux étudiants les plus modestes pour satisfaire « les besoins essentiels ». Réuni en Conseil des ministres le 15 avril, le gouvernement a présenté le dispositif. Le 15 mai, quatre jours après la fin possible du déconfinement, « plus de quatre millions de foyers » parmi les plus modestes percevront une « aide d’urgence », a annoncé le Premier ministre Édouard Philippe à l’issue du Conseil des ministres.

Chaque famille bénéficiaire du RSA ou de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) recevra 150 euros chacune, plus 100 euros par enfant, et les familles touchant des aides au logement percevront de leur côté 100 euros par enfant. Au total, selon le gouvernement, l’État déboursera près d’un milliard d’euros.

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La semaine précédente, Didier Guillaume avait émis le vœu qu’une mesure de ce type soit prise en concertation avec les collectivités locales.

Fonds de solidarité : des assouplissements

Interviewé le 14 avril sur RMC/BFM TV, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé plusieurs assouplissements du fonds de solidarité aux petites entreprises affectées par la lutte contre Covid-19, faisant porter la dotation du dispositif à sept milliards d’euros contre un milliard initialement. L’aide dite de « deuxième étage », cofinancée par les Régions et réservée aux petites entreprises menacées de faillite, va être portée à 5 000 euros, au lieu de 2 000 euros, a-t-il annoncé.

La condition d’éligibilité portant sur le chiffre d’affaires va être assouplie, intégrant les résultats des « 12 derniers mois », et non plus des seuls mois de mars ou d’avril : « Cela permettra d’inclure plus d’entreprises et ça sera plus juste », a déclaré Bruno Le Maire. Une mesure qui fait écho à une demande de la FNSEA, exposée le 10 avril par sa présidente Christiane Lambert : « Ce sera une solution pour ceux qui se sont installés récemment. » D’après le syndicat, des entreprises agricoles – notamment viticoles, horticoles et équines – ont déjà recours à ce fonds.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a annoncé que les groupements d’agriculteurs seront éligibles, ainsi que les « entreprises en procédure judiciaire ». Le ministre a par ailleurs annoncé que les assureurs abonderaient ce fonds à hauteur de 400 millions d’euros, et non plus 200 millions, et qu’ils flécheraient un fonds de 1,5 milliard d’euros vers les PME « notamment de la santé ».

Des entreprises agricoles – notamment viticoles, horticoles et équines – ont recours au fonds de solidarité