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Circalgae, nouveau programme européen de valorisation des résidus d’algues

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Une algue, la saccharina latissima, avant transformation Crédits : © CEVA

L'objectif du programme européen Circalgae vise à produire des ingrédients qui pourraient être utilisés dans l’alimentation animale et humaine et la filière cosmétique, à partir des co-produits et des déchets industriels de l’industrie de transformation des algues.

Un nouveau programme européen, baptisé Circalgae (1) a démarré début octobre pour une durée de quatre ans (fin 2026). Il vise à valoriser les flux de co-produits et de déchets industriels de l’industrie de transformation des algues (macroalgues et microalgues), dans le cadre de nouvelles bioraffineries intégrées et durables.

Impliquant 21 partenaires publics et privés (2) de 11 pays européens et piloté par l’université Kungliga Tekniska Hogskolan de Stockholm, ce programme dispose d’un budget de 10,3 M€, dont 8,5 M€ provenant du programme Horizon Europe destiné à financer la recherche et l’innovation au sein de l’Union européenne entre 2021-2027 et 1,8 M€ financé sur fonds propres par les acteurs privés de Circalgae (14 entreprises et laboratoires).

Test prévus auprès des consommateurs

« Sur les 36 millions de tonnes de biomasse algale produite chaque année dans le monde, une part importante de leurs résidus n’est pour l’instant pas valorisée, dans certains cas, elle peut représenter jusqu’à 95% du gisement d’algues initial. Le but de Circalgae est de mettre au point de nouveaux procédés d’extraction vertueux de ces résidus pour aboutir à des ingrédients qui pourraient être utilisés dans l’alimentation animale et humaine et la filière cosmétique », explique Marie Bruaut, chargée de mission pêche et aquaculture au sein du Pôle Aquimer, l’un des 21 partenaires de Circalgae.

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Circalgae doit rapidement mettre en œuvre trois bioraffineries vertes parmi celles existant déjà au sein des 21 partenaires, en optimisant leurs procédés d’extraction en tenant compte notamment des variétés d’algues, de la localisation et de la saisonnalité des cultures de manière à être le plus efficace et vertueux possible. C’est-à-dire en limitant au maximum en bout de chaîne les déchets ultimes issus des résidus d’algues à valoriser. L’objectif en 2026 est de réussir à produire 12 produits de démonstration qui seront développés par des partenaires de l'industrie alimentaire, animale et cosmétique, afin de valider le potentiel des nouveaux ingrédients d'algues dans ces secteurs clés et « pouvoir en mettre rapidement deux sur le marché », conclut Marie Bruaut, pour des tests auprès des consommateurs.

(1) Circular valorisation of industrial algae waste streams into high-value products to foster future sustainable blue biorefineries in Europe.

(2) Kungliga Tekniska Hogskolan, Spanish National Research Council, IGV Institut für Getreideverarbeitung, Møreforsking, Aquimer, Safe Food Advocacy Europe, AlgaFuel, Bio Base Europe Pilot Plant, Hispanagar, Salata, Civitta Estonia, Teagasc, Alginor, Roquette Klötze, Centre d'étude et de valorisation des algues, CEAMSA, Nordic Sea Farm, Nuscience Group, Saponia, Zeto et RNBCosmetics.