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Diester industries Clarifier les contrats diester pour relancer les engagements

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Une forte baisse des engagements de surfaces en oléagineux à destination des productions de diester est observée depuis 2007/2008, a indiqué Bernard Nicol, directeur général de Diester Industrie, le 11 avril lors d’une réunion régionale de Proléa à Angers. La disparition des jachères, ainsi que certaines incompréhensions sur les conditions de rémunérations proposées aux organismes stockeurs et aux producteurs en échange de la reprise de leurs oléagineux, auraient participé au repli des surfaces contractualisées avec les usines de diester en France. Un nouveau mode de rémunération, plus clair, est proposé pour la prochaine campagne.

«Suite à la disparition des jachères et aux incompréhensions sur les modes de rémunération, les surfaces d’oléagineux françaises engagées vers la production de diester ont diminué depuis 2007/2008 », a indiqué Bernard Nicol, directeur général de Diester Industrie, le 11 avril à Angers, lors d’une réunion régionale de Proléa. Ainsi, colzas et tournesols oléiques confondus, les surfaces sous contrat avec Diester Industrie sont passées de 562 600ha engagés en 2007/2008, à 416 900ha en 2008/2009, notamment en raison de la concurrence prix des débouchés alimentaires, puis ont remonté en 2009/2010 à 518 400ha. L’attente de surfaces engagées avec Diester Industrie en 2010/2011 à 323 900ha d’oléagineux en France, en raison de prix alimentaires rémunérateurs, mais aussi d’incompréhensions des producteurs et stockeurs sur les systèmes de rémunération, a poussé Proléa à proposer de nouveaux contrats.

Des contrats diester dont la rémunération est clarifiée et bornée

« Un engagement triennal, portant obligatoirement sur un tiers de la collecte prévisionnelle d’oléagineux, est proposé pour les campagnes 2011 et 2012 », a indiqué Bernard Nicol. Cependant, les déclarations d’engagements doivent être faites avant le 31 mai 2011 pour profiter de ces conditions pour la récolte 2011. Ainsi, Diester Industrie payera les collectes de colza sur une base représentant la moyenne du Matif sur l’année à laquelle s’ajouteront différentes primes ou réfactions. La prime « démarche de progrès » de 4€ dépendra de la participation des agriculteurs et organismes stockeurs aux enquêtes du Cetiom devant mesurer l’efficacité énergétique des parcelles agricoles en termes de production de biodiesel. A cela viendra s’ajouter la prime de marché, qui variera de 5 à 10€/t de graines en fonction de l’activité sur le marché physique et donc des débouchés de chaque usine. Enfin, un dispositif d’intéressement sera mis en place sous la forme d’une prime variant de +15€/t à -15€/t de graines. Cette variation sera calculée en fonction du principal indicateur économique de l’estérification, c’est-à-dire l’écart de prix, ou spread, entre l’huile de colza et le gazole. Ainsi, plus l’écart de prix est grand, plus le dispositif d’intéressement s’approche de primes négatives, bornées à -15€/t et inversement. L’écart pivot entre les primes négatives et positives devrait se situer autour des 235$, soit la moyenne du spread sur les trois dernières années. Les cotations prises en compte pour définir cet écart sont, pour l’huile de colza, le marché de Rotterdam, et pour le gazole, le CIF North West Europe ulsd-10ppm. Pour le tournesol oléique, les bases de rémunération seront les mêmes avec une prime spécifique supplémentaire de 25€/t de graines. Selon Bernard Nicol, « le nouveau contrat est moins risqué pour le vendeur avec des variations du prix d’achat bornées de +/-15€/t, une rémunération en phase avec le marché à terme, un dispositif transparent dont les éléments prix sont communiqués quotidiennement et une clause de revoyure en cas de spread trop important entre l’huile et le gazole ».

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