Après une année très difficile pour la restauration destinée aux actifs, Class’Croute reprend So Good auprès d’Agapes Restauration, et acquiert deux cuisines centrales utiles à son développement futur. Sébastien Chapalain, son p.-d.g., veut adapter son enseigne aux nouvelles demandes des salariés et s’adresser davantage aux entreprises.
Après une année très difficile pour la restauration destinée aux actifs, Class’Croute reprend So Good auprès d’Agapes Restauration, et acquiert deux cuisines centrales utiles à son développement futur. Sébastien Chapalain, son p.-d.g., veut adapter son enseigne aux nouvelles demandes des salariés et s’adresser davantage aux entreprises.
En dépit d’une année 2020 marquée par la crise pour les enseignes de restauration œuvrant pendant la pause déjeuner des actifs, Class’Croute continue d’afficher sa volonté de grandir. Le 7 juin, elle annonçait l’acquisition du réseau So Good auprès d’Agapes Restauration (Flunch, etc.), entité de la « galaxie Mulliez », en cours de reconfiguration. « So Good est constitué de seize restaurants, neuf en succursales et sept franchises, qui réalisaient en année normale environ 8 millions d’euros de chiffre d’affaires », décrit Sébastien Chapalain, p.-d.g. de Class-Croute. Il s’agit de la première opération de croissance externe de l'enseigne depuis l’arrivée (fin 2019) au capital de French Food Capital pour une part majoritaire. Deux partenaires opérationnels du fonds, Perrine Bismuth et Denis Hennequin, ont accompagné cette reprise.
So Good est un opérateur de petite taille, mais le dossier intéressait tout particulièrement Sébastien Chapalain : « So Good comprend deux cuisines centrales, ce qui représente un savoir-faire que nous ne connaissions pas et qui va nous être utile pour nos projets futurs. » Car l’acquisition de So Good s’accompagne d’un nouveau plan de développement pour Class-Croute. « L’essor du télétravail et une présence plus limitée des actifs dans les bureaux nous conduisent à proposer de nouvelles offres de restauration », analyse Sébastien Chapalain. « Les salariés veulent de la souplesse dans leur mode de consommation. Quant aux entreprises, elles souhaitent des solutions de restauration souples et efficaces. C’est à partir de ce constat que nous avons décidé de nous réinventer en créant de multiples nouveaux services », poursuit-il.
Outre la consommation sur place ou à emporter à partir du point de vente, et la livraison, Class-Croute lance désormais la « e-cantine » (livraison groupée des commandes au bureau), le « frigo connecté » pour les TPE-PME (réfrigérateur dans les locaux de l’entreprise, géré par le restaurant Class’croute le plus proche) agrémenté d’une machine à café et d’un micro-ondes ; et le « corner d’entreprises », des « solutions modulaires qui remplacent les cantines et qui permet d’aménager également des salles de convivialité pour les collaborateurs », indique Class-Croute.
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Deux cuisines centrales pour un nouveau modèle
« Ces nouvelles offres nous permettent de nous adresser directement aux directions d’entreprises qui souhaitent proposer à leurs salariés une solution de restauration adaptée à leurs nouvelles façons de travailler », explique Sébastien Chapalain. Le modèle de la cantine d’entreprise a été remis en cause récemment en raison des charges fixes qu’elle induit alors que les salariés ne sont plus aussi nombreux en même temps sur le lieu de travail. Dans le cadre de ce projet, l’acquisition des deux cuisines centrales de So Good à Bordeaux et à Lille permettra de disposer d’un outil de production permettant de réaliser de plus grandes quantités de repas. Jusqu’alors, chaque restaurant Class-Croute confectionnait lui-même ses repas.
L’année 2020 a été difficile pour Class-Croute, dont les ventes des 129 restaurants (en franchise sauf deux succursales) ont représenté environ 40 millions d’euros, contre 70 millions d’euros en 2019. Un « net recul », constate Sébastien Chapalain, qui a eu des conséquences sur le chiffre d’affaires de la structure de tête du réseau et sa rentabilité. L’année 2020 a été en très légère perte, selon lui, à cause des confinements, mais aussi d’investissements engagés début 2020 avec l’arrivée de French Food Capital. Il s’agissait pour l’essentiel d’investissements en ressources humaines, notamment pour accompagner la digitalisation de l’enseigne. La reprise de l’activité se fait sentir ces derniers mois, selon Sébastien Chapalain, qui s’attend à un chiffre d’affaires en 2021, autour de 60 à 65 millions d’euros et un retour à la rentabilité. Le maillage territorial est renforcé par l’intégration des restaurants So Good, notamment à Bordeaux, Lille et Lyon, (qui passeront sous l’enseigne Class-Croute d’ici la fin 2021), et l’ouverture d’une dizaine de nouveaux points de vente en franchise au cours de l’année 2021.