Le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer a estimé, le 12 janvier, « affligeante » la décision du gouvernement d’invoquer la clause de sauvegarde visant à interdire le maïs OGM MON 810. « Cette décision n’a pas été prise avec suffisamment de recul, et j’émets des doutes sérieux sur son objectivité », a indiqué le président du principal syndicat agricole français. Pour Jean-Michel Lemétayer, « le gouvernement, pour des raisons de politique politicienne, veut donner raison aux grévistes de la faim. C’est son choix, nous ne le partageons pas. » De son côté, la Confédération paysanne a approuvé la mesure gouvernementale : « C’est une étape importante vers une alimentation sans OGM », déclare-t-elle, tout en s’inquiétant de la hausse annoncée des crédits aux biotechnologies. La Coordination rurale, le troisième syndicat agricole, s’est également félicitée de cette « sage décision » qui « fera date dans l’histoire ». Pour Coop de France, « une telle décision d’isolement (…) entraîne la France dans une situation schizophrène, prise sous la pression d’échéances électorales à court terme ». Coop de France « réaffirme que seule l’innovation, mise en application, permettra de relever les défis de l’alimentation, de l’environnement et des attentes de la société ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.