Le ministère de la Transition écologique a fait part, le 5 février, de son souhait de publier un décret relatif à la troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) au printemps, à l’issue d’une phase de consultations. Pour l’heure, le texte est soumis pour avis au Conseil national de la transition écologique (CNTE), au Haut conseil pour le climat (HCC), à l’Autorité environnementale (AE) et au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN). La SNBC 3 fixe comme cap la neutralité carbone de la France à l’horizon 2050, un objectif très ambitieux qui passe notamment par la fin du pétrole et du gaz, et une baisse moyenne des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 5 % par an d’ici 2030. Reste qu’en 2025, la France devrait enregistrer une baisse de seulement 1,6 % de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Un rythme « en-deçà » des niveaux attendus pour répondre aux objectifs de la SNBC 3.
Malgré ces chiffres plutôt décevants et un contexte économique contraint, le ministère de la Transition écologique a affirmé le « réalisme » de ces objectifs. Concernant le secteur agricole, la SNBC prévoit une baisse de 28 % des émissions d’ici 2030 et de 54 % d’ici 2050 (par rapport à 1990). Un objectif de baisse « moins rapide » que pour d’autres secteurs, selon le ministère. En revanche, la SNBC ne fixe aucun objectif chiffré de réduction de la consommation de viande, une absence critiquée par les associations environnementales. Interrogé à plusieurs reprises sur ces critiques, le ministère n’a pas répondu. En décembre dernier, le cabinet de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait indiqué que la SNBC « n’a pas vocation à être prescriptive sur les habitudes alimentaires des Français ».
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JJ