Réuni depuis le 30 avril à Bangkok, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) devait parvenir à un accord le 4 mai et rendre ses conclusions sur les moyens d’atténuer le réchauffement climatique. Ce volet doit compléter les deux premiers chapitres du rapport du Giec, l’un publié le 2 février à Paris (ampleur du changement climatique), l’autre le 6 avril à Bruxelles (conséquences de ce phénomène). Ainsi qu’il était redouté, les premiers jours de discussions à Bangkok ont été marqués par les frictions entre Européens et Américains, et par la réticence des grands pays du Sud (Chine, Inde, Brésil notamment) à accepter des contraintes sur les émissions de gaz à effet de serre qui pourraient entraver leurs économies. D’ici à 2030, il existe un « potentiel important de réduction des émissions » dans tous les secteurs « suffisant pour compenser la croissance globale des émissions ou pour les réduire au-dessous des niveaux actuels », souligne cependant un document préparatoire du Giec. Le Giec a déjà publié trois rapports, en 1990, 1995 et 2001, confirmant le rôle de l’homme dans le réchauffement constaté au XX e siècle.
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