Les négociateurs du Parlement européen et de la présidence danoise sur Conseil de l’UE ont trouvé, dans la nuit du 9 au 10 décembre, un accord sur l’objectif climatique de l’UE pour 2040. Ils ont validé les grandes lignes de la position arrachée quelques semaines auparavant par les Vingt-sept. Sur le papier, l’ambition de baisser de 90 % les émissions de gaz à effet de serre en 2040 par rapport à 1990 est maintenue, mais des souplesses ont été introduites face aux réticences d’un certain nombre de pays. L’UE pourra donc remplir 5 % de son objectif en achetant des crédits carbone internationaux qui financeront des projets de décarbonation en dehors de l’Europe. Le compromis européen prévoit aussi une clause de révision de cette loi climat et l’ajout éventuel de crédits carbone internationaux supplémentaires, pour atteindre jusqu’à 5 % de l’effort demandé aux États après 2030. La loi européenne sur le climat fait de l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050 une obligation juridiquement contraignante pour tous les États membres de l’UE.
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Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont salué certains des éléments de cet accord notamment : des garanties sur la sécurité alimentaire et la compétitivité, la reconnaissance rôle du secteur foncier dans la bioéconomie, la prise en compte de la variabilité naturelle des puits de carbone ou encore les risques de fuite de carbone. Mais le Copa-Cogeca regrette aussi l’absence de « certains éléments essentiels » comme le soutien aux marchés volontaires nationaux du carbone ou un financement dédié, au-delà de la Pac, pour la transition climatique.
Selon son programme de travail pour l’année 2026, la Commission européenne a aussi prévu de présenter fin 2026, une mise à jour des réglementations sur le partage de l’effort climatique pour les secteurs non couverts par le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (dont l’agriculture) et sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie (LULUCF).