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Climat : les propositions de la Banque mondiale pour réduire les émissions agricoles

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Le secteur agroalimentaire mondial peut aider à la diminution de près d’un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), indique la Banque mondiale dans un rapport publié le 6 mai. Une telle réduction serait réalisable par un changement des modes de production et de consommation alimentaires. Pour ce faire, des investissements évalués à 260 milliards de dollars (Md$) par an sont nécessaires afin de réduire de moitié les émissions du secteur d’ici 2030. En retour, les bénéfices en termes de santé, économiques et environnementaux sont estimés à près de 4 000 Md$ en 2030. Ces investissements aideraient à atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de zéro émission nette d’ici à 2050. Les mesures nécessaires sont « abordables » et « actuellement disponibles », précise Axel van Trotsenburg, directeur général de la Banque Mondiale. Dans la préface, il présente le rapport comme « une recette » pour transformer le système agroalimentaire « d’adversaire » à « allié » du climat.

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Trois stratégies

L’institution propose une approche différenciée selon les niveaux de richesse des pays. Elle appelle les pays développés à « promouvoir les énergies renouvelables », à « diminuer [leur consommation] d’aliments d’origine animale à forte intensité d’émissions », et à « aider les pays en développement dans leur transition vers de faibles émissions ». Les pays à revenus intermédiaires, contribuant aux deux-tiers des émissions agroalimentaires de GES, devraient envisager des pratiques d’élevage à faibles émissions et utiliser les terres de manière plus durable. Les pays à faibles revenus sont, eux, invités à préserver et restaurer leurs forêts, les valoriser par des crédits carbones et des échanges d’émissions, ainsi que de favoriser l’agroforesterie. La Banque mondiale conseille à ces pays en développement d’« éviter de construire des infrastructures à fortes émissions que les pays à revenu élevé doivent désormais remplacer ».