La Commission européenne a ouvert le 14 mai, et jusqu’au 30 juin, une consultation publique sur la feuille de route de la nouvelle stratégie de l’UE en matière d’adaptation au changement climatique qui devrait être présentée d’ici la fin de l’année. Destinée à remplacer la stratégie d’adaptation actuelle datant de 2013, cette initiative visera à accroître les efforts pour faire face aux risques climatiques, renforcer la résilience, intégrer le climat dans les pratiques de gestion des risques et intensifier la prévention et la préparation face aux effets inévitables du changement climatique d’ici 2050. Cette nouvelle stratégie comportera également une dimension extérieure pour soutenir les efforts d’adaptation au niveau mondial. Parmi les actions potentielles qui seront abordées dans la stratégie, la feuille de route mentionne notamment : la mise en place d’un observatoire pour aider à identifier les risques sanitaires et sociaux liés au changement climatique à un stade précoce ; un accès plus ouvert aux données sur les risques climatiques provenant de sources privées et publiques ; une plus grande attention portée à l’élaboration et au déploiement de solutions d’adaptation par le biais du programme de recherche Horizon Europe et d’autres fonds de l’UE.
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Le Centre commun de recherche de la Commission européenne a publié le même jour un rapport sur les effets du changement climatique et l’adaptation à ce phénomène qui montre, pour un certain nombre de secteurs dont l’agriculture, comment ces conséquences pourraient être évitées grâce à des politiques d’atténuation et d’adaptation. Pour l’agriculture, l’étude indique notamment que le sud de l’UE devrait souffrir plus que les autres régions d’Europe avec une majorité de sa population et de ses activités économiques qui seraient confrontées à des pénuries d’eau et à des conditions de sécheresse croissantes. En l’absence d’adaptation, le changement climatique pourrait réduire considérablement les rendements du maïs grain et du blé en Europe du Sud (de -7 à -12 %), et dans une moindre mesure les rendements du maïs grain en Europe du Nord (-3 à -5 %). « Toutefois, la modélisation économique montre que la production dans l’UE pourrait encore augmenter légèrement en raison de l’interaction des différentes forces du marché. En effet, les effets négatifs en Europe devraient être moins importants que dans d’autres régions du monde. Cela confère à l’UE un avantage comparatif en termes d’impact du changement climatique sur la productivité agricole, ce qui pourrait avoir un effet positif sur sa compétitivité », conclut ce travail.