La météo se gâte entre la FNSEA et le ministère de l’Agriculture. L’été et l’automne 2017 avaient bénéficié d’un climat plutôt clément, sa présidente étant particulièrement enthousiaste de la démarche qu’avait engagée Emmanuel Macron avec les États généraux de l’alimentation. Et Christiane Lambert l’a encore répété à son congrès de Tours : elle juge l’action de Stéphane Travert et du gouvernement positive sur les États généraux, et se montre encore confiante quant à l’issue du projet de loi EGAlim. Mais pour le reste des dossiers, les nuages s’amoncellent. Christiane Lambert a critiqué point par point l’action… ou l’inaction du ministre en matière de soutien à la compétitivité, allant jusqu’à détricoter certaines mesures, jugées bonnes par la FNSEA, que le gouvernement précédent avait mises en place. C’est le cas du CICE. Dans ce climat électrique des dernières semaines, perlées de manifestations d’agriculteurs, elle s’attendait à ce que le ministre vienne avec quelques « billes », histoire de faire une annonce. Mais il n’en a rien été. Pas le moindre coin de ciel bleu. Il a seulement dit qu’il refusait de tenir compte de l’Omnibus et d’assouplir les règles en matière de gestion des risques. Elle s’attendait aussi à ce qu’il dévoile le dispositif évoqué deux fois par Emmanuel Macron, visant à faciliter la transmission entre des agriculteurs voulant quitter le métier et des jeunes installés. Mais rien. Pourtant les orages grondent de plus en plus sur le terrain. Et avec l’échéance des élections aux chambres d’agriculture début 2019, la FNSEA est attendue au tournant. En période de gros temps, quand on est le syndicat majoritaire, on a davantage à perdre que les minoritaires. Raison de plus pour ne rien laisser passer au ministre de l’Agriculture.
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