Le Shift project a publié son rapport intermédiaire pour la décarbonation de l’agriculture, le 6 juin. Le document vise à « établir un dialogue » avec les parties prenantes, en premier lieu les agriculteurs sollicités via une grande consultation lancée la veille, en vue de formuler des recommandations dans le rapport final en novembre, a indiqué la coordinatrice Clémence Vorreux.
Ce rapport intermédiaire propose un « chiffrage des contraintes physiques actuelles et futures » sur l’agriculture et les « enjeux socio-économiques associés », sous la « double contrainte carbone » (émissions de gaz à effet de serre et dépendance aux énergies fossiles). Il fait le point sur les leviers qui permettent de réduire les émissions directes (qui pèsent 77 MteqCO2) et les émissions indirectes (20 MteqCO2).
De plus, il examine trois projections de transformation de l’agriculture française en 2050 : l’une donne priorité à l’autonomie agricole et alimentaire, l’autre à la production de bioénergie, le dernier à la production d’un maximum de calories pour contribuer à la sécurité alimentaire mondiale. Le but est d’atteindre l’objectif de la stratégie nationale bas carbone (-46 % d’émissions en 2050), mais ce n’est pas le cas « à ce stade » car il faut travailler « les hypothèses » et leviers retenus, a exposé l’ingénieur projet Corentin Biardeau-Noyers.
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Enfin, ce rapport intermédiaire comprend un focus sur les enjeux d’emploi et formation, et un autre sur la place de l’innovation technologique dans la transition écologique.
Par ailleurs, The Shift Project prévoit de travailler sur un autre rapport consacré à l’alimentation en 2025.