Une étude parue dans la revue Nature food le 19 janvier évalue le montant des actifs écartés en Europe (UE et Royaume-Uni) par un arrêt ou une réduction des protéines animales en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En se basant sur les régimes alimentaires du EAT-Lancet, les chercheurs estiment qu’un arrêt de la consommation de protéines animales écarterait 255 Md€ d’actifs, soit presque les trois quarts des actifs agricoles totaux (terres, machines, bâtiments, cheptel, etc.). Une baisse de 9,5 % écarterait 61 Md€ d’actifs ; un recul de 60 % en écarterait 168 Md€. L’étude souligne que 78 % des actifs agricoles européens sont utilisés pour la production de protéines animales (158 Md€ pour l’élevage et 100 Md€ pour l’alimentation animale). À raison d’un taux d’amortissement moyen de 9 %, l’élimination complète de tous les actifs non-utilisés pourrait prendre « environ 30 ans », avec une « valeur résiduelle minimale ». Les scientifiques estiment qu’« une intervention politique ciblée est essentielle » (réorientation des aides Pac, soutien à la transition pour les agriculteurs, ainsi qu’à la gestion de la dette et de la dépréciation des actifs). Ils esquissent aussi des pistes pour reconvertir les moyens de production de l’élevage vers les protéines végétales, même si les pertes dépasseraient « largement » les gains attendus.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.