Un tour de table des ministres de l’agriculture de l’UE sur l’amélioration des conditions de transport des animaux, le 24 février à Bruxelles, a confirmé la persistance, malgré les progrès réalisés par les experts , d’un clivage entre les Etats membres du Nord, favorables à des normes strictes, et ceux du Sud, qui soulignent la nécessité de tenir compte aussi des contraintes de l’industrie de la viande et du secteur des transports.
La discussion porte sur trois volets: temps de transport maximum des animaux, nombre de cycles (transport puis repos), conditions d’alimentation, de chargement et déchargement des animaux. A la base, la Commission européenne a proposé, en juillet 2003, des durées maximales variant de 8 à 12 heures en fonction des espèces et de l’âge des animaux, et, au-delà, des périodes obligatoires de repos. La plupart des Etats membres sont par ailleurs d’accord pour poursuivre les travaux techniques en se fondant sur la législation sociale du transport routier.
Le Nord contre le Sud
Au niveau ministériel, l’Allemagne, l’Autriche, la Suède et le Danemark, notamment, ont plaidé pour une limitation du temps de transport à 8 heures, en particulier pour les animaux destinés à l’abattage, ainsi que du nombre de cycles de transport pour les espèces les plus sensibles (porcs, chevaux) et les jeunes animaux.
De leur côté, toute en admettant la nécessité de préserver les bien-être animal, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France, la Grèce et l’Irlande ont considéré qu’il fallait également prendre en considération les contraintes de l’industrie de la viande et du secteur des transports, mais aussi le problème particulier des régions éloignées ou insulaires. Selon ces Etats membres, l’élaboration de règles pour les conditions de transport doit être justifiée sur le plan scientifique.
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La présidence irlandaise de l’UE espère toujours parvenir à un accord politique sur ce dossier lors du Conseil d’avril, le Parlement européen devant rendre son avis en mars.
(FXS)