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Œufs/Stratégie Cocorette surfe sur le succès des œufs alternatifs

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Primés à deux reprises récemment (Grès d’or et Trophée du développement durable de Carrefour), Cocorette veut profiter de la croissance de tous les segments d’œufs alternatifs. Un secteur porteur compte tenu du désamour croissant des consommateurs pour les œufs de poules en cage, mais qui recouvre des modes d’élevages divers.

Depuis le début des années 80, Cocorette propose à des agriculteurs de développer un revenu complémentaire en élevant des poules. Petits élevages, respect du bien-être animal et signes officiels de qualité ont été les fers de lance du développement de la PME, qui annonce un chiffre d’affaires de 39 M EUR pour 2011, après 36 M EUR en 2010.

D’un segment de niche à la consommation de masse
« Aujourd’hui, les œufs alternatifs pèsent 40 % des volumes, contre 15 % il y a dix ans, explique Thierry Gluszak, directeur associé de Cocorette. Nous avons une position forte, avec plus de 35 % du marché. » En face, des grands de l’agroalimentaire comme Loué, Matines ou Lustucru. Tous les œufs alternatifs (label rouge, bio, plein air) profitent du rejet croissant des œufs de poules élevées en cage et ce sont eux qui tirent la croissance du marché. Une tendance déjà très présente dans de nombreux pays européens comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore les Pays-Bas.
Pour répondre à la croissance du marché, Cocorette recrute en permanence de nouveaux producteurs. Sur les derniers 18 mois, 50 nouveaux éleveurs ont rejoint Cocorette, portant le total à 400 éleveurs, dont 150 dans le nord, berceau de l’activité. Ils sont liés à Cocorette par des contrats de dix ans renouvelables. Les prix dépendent du coût de l’aliment, allant même jusqu’à une indexation pour le label rouge. La production est organisée en six régions de production, desservies par cinq centres logistiques.
En 2011, les poules Cocorette ont pondu 240 M d’œufs, soit 12 % de plus qu’en 2010. Mais l’année a été difficile. « Avec la hausse des matières premières, l’année a été très compliquée. Heureusement, la croissance des volumes nous a permis de tenir le coup. On espère retrouver un peu d’air en 2012, mais on sait que le prix des matières premières va rester élevé. »

Des cahiers des charges divers
« Les œufs fermiers et label rouge représentent environ 50 % de l’activité, les œufs bio 35 % et les œufs de plein air, lancés il y a un peu plus d’un an, 10 % », explique Thierry Gluszak. 45 % de l’activité est réalisée sous MDD. Les cahiers des charges varient selon les signes officiels de qualité, mais la marque Cocorette garantit un mode d’élevage fermier : nombre de poules limité, ponte au nid, couvage et parcours en plein air. « Quand la poule couve, elle sèche l’œuf et cela permet à une cuticule de se former. Elle constitue une barrière naturelle de protection de l’œuf », explique Thierry Gluszak.
La PME a lancé, il y a un peu plus d’un an, des œufs « plein air », sous la marque « L’œuf des prairies » et sous MDD. A la différence des œufs sous marque Cocorette, ils ne bénéficient pas de couvage et les élevages peuvent être plus grand. « De plus en plus, le marché se déplace des œufs de batteries vers les œufs alternatifs », explique Thierry Gluszak. Seulement voilà, tous les consommateurs ne sont sans doute pas prêts à payer le prix label rouge ou bio. Difficile dans ce cas d’ignorer tout un pan du marché. « Nous devons accompagner le mouvement sur l’œuf alternatif, qu’il soit label rouge, bio ou plein air », explique Thierry Gluszak.

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