La filière volaille française va mieux. « Elle est aujourd'hui stabilisée dans sa partie export » . C'est Stéphane Le Foll qui l'a dit à nos confrères du Télégramme, de retour de sa visite chez Doux qui fêtait sa résurrection. Il est vrai que cette entreprise revient de loin. Au bord du dépôt de bilan en 2012, Doux, avec un chiffre d'affaires de 457 millions d'euros en 2014, a renoué avec les bénéfices. Outre des restructurations et autres investissements importants, le spécialiste du poulet à l'export a surtout largement bénéficié de la faiblesse de l'euro face au dollar pour assurer son redressement. Ce dernier s'est également fait au prix d'une importante casse sociale, comme ne manquent pas de le rappeler les syndicats, qui craignent qu'elle ne soit pas terminée au niveau de l'ensemble de la filière, compte-tenu des enjeux à venir et des récents regroupements annoncés, et notamment la reprise (en cours de négociation) par Terrena de la participation de la famille Calmels dans Doux.
D'autant que la parité euro/dollar, aujourd'hui avantageuse, ne sera pas toujours telle. Et quid des expéditions du poulet français vers le grand export quand l'euro remontera ?
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C'est donc ici et maintenant que la filière doit véritablement prendre le bon tournant pour (re)trouver sa place sur le marché national et européen du poulet. Stéphane Le Foll défend la conquête du marché intérieur pour la volaille française. La mise en place d'une interprofession dans la volaille, comme s'y sont engagés les professionnels suite à leur condamnation pour entente sur les prix, devrait permettre de faire avancer les choses en ce sens. Ils doivent le faire dans un délai de 18 mois. Ce qui est long.