China National Cereals, Oils and Foodstuffs Corp, plus connue sous le nom de Cofco, fait du vin et du sucre, ses secteurs prioritaires d'acquisition à l'étranger. Après avoir racheté Tully Sugar en Australie, et Château Viaud en France, il mène cette politique de croissance externe pour répondre aux besoins grandissants du marché chinois, explique Wan Zaotian, vice-président du groupe agroalimentaire contrôlé par l'Etat. « Ces deux secteurs, vin et sucre, se prêtent mieux aux M&A que celui des céréales », a-t-il souligné. Mais Cofco « n'exclut pas la possibilité » de faire des acquisitions à l’étranger dans le lait en poudre. « Il est rare de voir un pays dépendre des marques étrangères pour 78% de son approvisionnement en lait infantile », souligne le vice-président de Cofco. Selon Wang Zaotian les coûts d’approvisionnement en lait pour les fabricants sont déjà trop élevés. Les coûts de production ont augmenté d'environ 12 %, et dans certaines régions, de 18 %, depuis le début de l'année. De toute évidence, le manque de lait sera un problème majeur pour les producteurs chinois dans un proche avenir. En amont, les charges des exploitations laitières s’alourdissent en raison de la hausse des prix de l’alimentation animale et des nouvelles mesures prises pour empêcher les épidémies. Les laiteries, qui voient aussi leurs marges se réduire… commencent à augmenter leur tarif. Mengniu, par exemple, a augmenté de 4,9% en moyenne ses prix de vente. Les producteurs délaissent un secteur moins rentable pour eux plus rapidement que l’industrie ne crée ses propres exploitations laitières, souligne un analyste. Les entreprises laitières vont inévitablement devoir chercher des sources d'approvisionnement alternatives à l'étranger. Cofco pense déjà au Brésil.
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