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Cofinancement : le rôle charnière de la France

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Selon une analyse effectuée par James Clasper and Jack Thurston, de l’organisation « farmsubsidy.org », seul « un petit nombre » d’Etats membres de l’UE – Chypre, Estonie, Italie, Lituanie, Pays-Bas – se sont prononcés explicitement pour le cofinancement national du premier pilier de la Pac (aides directes essentiellement) lors de la consultation de la Commission de Bruxelles sur la réforme du budget européen. A l’inverse, six pays – République tchèque, Danemark, Grèce, Hongrie, Pologne, Roumanie – ont fait valoir que cette politique devait continuer à être intégralement financée par l’Union.
D’autres Etats membres, tels que le Royaume-Uni, estiment qu’un tel cofinancement risque de se traduire par des dépenses supplémentaires, les cofinancements nationaux venant tout simplement s’ajouter aux dépenses communautaires actuelles. « Après des années d’opposition », la France « a commencé à montrer qu’elle pourrait accepter une certaine forme de cofinancement » de la Pac, constatent les experts de farmsubsidy.org. Selon eux, Paris « tente de protéger sa position budgétaire (vis-à-vis de l’UE) tout en maintenant un financement correct de la Pac ». En effet, « du fait de l’élargissement de l’Union, ainsi que des revendications croissantes des nouveaux Etats membres vis-à-vis de la Pac, bientôt cette dernière coûtera à la France plus qu’elle n’en reçoit. Le cofinancement national réduirait cette contribution ». Il est donc possible, prévoit farmsubsidy.org, qu’apparaisse « une majorité en faveur du cofinancement, la France jouant le rôle de médiateur ». En tout cas, ajoutent les deux experts, « la position française restera une pièce importante du puzzle ».

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