Abonné

Directive nitrates Colère des agriculteurs aveyronnais contre la révision des zones vulnérables

- - 2 min

Le 29 janvier, les agriculteurs de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs de l'Aveyron ont mis en place un campement devant la préfecture départementale pour exprimer leur colère contre la révision des zones vulnérables.

« On veut rediscuter la copie », explique Dominique Fayel, président de la FDSEA de l'Aveyron, le 29 janvier. Les agriculteurs devaient mettre en place un campement devant la préfecture pour exprimer leur colère face à la révision des zones vulnérables. Sébastien Granier, président des JA Aveyron, se confiait, à quelques heures de la mobilisation des agriculteurs : « Nous attendons 100 à 150 agriculteurs ». La révision des zones vulnérables proposée par Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, est très loin de satisfaire les professionnels de l'agriculture. « Le nombre de communes en zones vulnérables dans le département n'a cessé de diminuer depuis 1993. Et là, le préfet propose de passer de 10 communes à 160 communes », regrette Dominique Fayel. Lorsque le seuil était fixé à 50 mg/L (seuil européen de nitrates par litre), le nombre de communes aveyronnaises en zones vulnérables est passé de 100 communes en 1993 à 10 en 2012. « Il s'agit bien du reflet des efforts réalisés », poursuit Dominique Fayel.

Efforts insuffisants pour Bruxelles qui a condamné la France en septembre dernier : « Dans une très grande partie, la France n'a pas correctement transposé la directive nitrates, si bien qu'il y a un risque de pollution des eaux par l'azote », a considéré la Cour de justice de l'UE. La proposition du gouvernement français est de diminuer à 18 mg/L l'indicateur de ces dernières. Cela se traduit par une extension des zones vulnérables. En Aveyron, elles pourraient inclure 160 communes à partir de 2015 contre 10 sur la période précédente.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pour la FDSEA, les agriculteurs ne feront pas forcément les investissements nécessaires à la mise aux normes. « Certains réfléchissent à réduire le cheptel », craint Dominique Fayel. La signature de l'arrêté préfectoral qui doit mettre un point final aux cartes des zones vulnérables pour les années à venir est attendue d'ici fin janvier. Mais Sébastien Granier explique qu'il pourrait y avoir du retard. D'ici là, les agriculteurs demandent à rencontrer le préfet de département pour faire remonter leurs revendications à l'échelle du préfet de la région Midi-Pyrénées « qui doit signer l'arrêté pour le bassin Adour-Garonne ».