Justin Trudeau a indiqué le 26 mars qu’il envisageait l’envoi en Chine d’une délégation de « haut niveau » pour dialoguer avec les autorités chinoises, qui viennent de bloquer les importations d’un deuxième producteur canadien de colza (canola). Le premier ministre canadien a expliqué que l’objectif serait de discuter des efforts entrepris par son pays « en matière de surveillance, d’inspection et de science pour assurer la sécurité et la qualité » de la production nationale de colza. Moins d’un mois après le blocage des livraisons du plus grand producteur agricole canadien, Richardson, Pékin a annoncé la révocation de la licence de l’entreprise Viterra Inc. et la suspension de l’importation de son colza, des nuisibles ayant été détectés (1). La Chine absorbe près de 40 % des exportations canadiennes de colza. Les relations entre Ottawa et Pékin traversent une crise sans précédent depuis l’arrestation le 1er décembre à Vancouver d’une dirigeante du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou, accusée par les États-Unis d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran.
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(1) Voir n° 3683 du 11/03/19