Il y a des combats payants mais certains sont de très longue haleine comme celui des restaurateurs réclamant la baisse de leur TVA. La France a obtenu le feu vert des 27 pour ce faire mais la conjoncture budgétaire risque fort de rogner une grosse partie de la victoire si la restauration classique, de moins en moins fréquentée, n’obtient pas le taux de 5,5 % promis depuis longtemps (et dont jouit déjà la restauration rapide), mais un taux intermédiaire bien moins attractif. Ce sont des combats au moins aussi difficiles qu’ont à mener, face aux assauts du « sanitairement correct » la profession des vins et spiritueux et plus largement l’ensemble de l’industrie alimentaire. Après s’être fait très peur à la veille des débats sur la loi « Hôpital », elles peuvent pousser un soupir de soulagement au vu du texte finalement voté par les députés. La parade trouvée par l’Ania contre les menaces de taxes ou d’interdits sur les publicités alimentaires a bien fonctionné puisque Roselyne Bachelot a pu écarter les amendements redoutés pour laisser sa chance à la charte récemment signée entre les chaînes publiques, les publicitaires et les industriels annonceurs. Le même scénario se répète depuis des années : le PNNS devait taxer les produits gras et sucrés et les interdire d’antenne, mais les industriels ont bien bataillé et ont seulement dû assortir leurs spots de messages sanitaires et certains d’entre eux concluent même des engagements nutritionnels agréés PNNS. De même la vente d’alcool aux mineurs et les open bars vont bien être interdits mais la profession a obtenu le droit d’exister sur internet et de vendre à certaines heures dans les stations-service. En attendant la reprise des combats au Sénat…
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