En 2018, le commerce agroalimentaire de l’UE a atteint une valeur de 254 milliards d’euros (138 milliards d’euros en exportations et 116 milliards d’euros en importations) confirmant pour une nouvelle année sa position de premier exportateur mondial et maintenant de deuxième importateur de produits agroalimentaires (auparavant premier).
Selon les auteurs du rapport Agri-food trade in 2018, publié le 5 septembre, par la Commission européenne, les gains les plus importants à l’exportation en 2018 ont été réalisés pour les produits qui représentent déjà une part élevée des exportations agroalimentaires, comme les spiritueux et le vin. L’augmentation combinée de la valeur des exportations pour ces deux catégories de produits a atteint 0,88 milliard d’euros (+4 %). Les pâtes alimentaires et les pâtisseries ainsi que les préparations de légumes et de fruits ont également enregistré de nouvelles hausses de 2,8 et 2,3 milliards d’euros, respectivement. Les céréales, autres que le blé et le riz, complètent le panier avec une hausse de 2,2 milliards d’euros (+13,4 %). En dehors de ces principales catégories de produits d’exportation, il faut également noter que les exportations de sucre de betterave et de canne à sucre ont continué d’augmenter de 20 % (+0,18 milliard d’euros), principalement sous l’effet de l’augmentation de la production communautaire consécutive à la suppression des quotas de sucre. Un autre changement remarquable à noter a été l’augmentation record des exportations de viande de porc vers l’Ukraine (+400 %) et le Vietnam (+70 %).
Produits agroalimentaires importés de l’UE
En ce qui concerne les importations, les auteurs du rapport notent que l’UE est devenue le deuxième importateur de produits agroalimentaires dans le monde, avec une valeur d’importation de 116 milliards d’euros. L’UE importe principalement trois types de produits : ceux qui ne sont pas produits dans l’UE, ou seulement dans une faible mesure, tels que les fruits tropicaux, le café et les fruits frais ou secs (qui représentaient 23,4 % des importations en 2018) ; les produits destinés à l’alimentation animale (y compris les tourteaux d’oléagineux et le soja, qui représentent 10,8 % des importations) ; et les produits utilisés comme ingrédients dans la transformation (comme l’huile de palme). La plus forte hausse de la valeur des importations en 2018 a été enregistrée pour les céréales autres que le blé et le riz (+0,9 milliard d’euros, +30 %). La valeur des importations de fruits (frais ou secs, hors agrumes et fruits tropicaux) a elle aussi augmenté en 2018 (+0,5 milliard d’euros, +8 %). Les pertes de valeur à l’importation les plus notables en 2018 ont été enregistrées pour l’huile de palme (-1 milliard d’euros, -15 %) ainsi que pour le café non torréfié, le thé en vrac et le maté (-0,9 milliard d’euros, -11 %).
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États-Unis : premier importateur des produits européens en 2018
En 2018, les cinq principales destinations des produits agroalimentaires exportés par l’Union continuent d’être les États-Unis, la Chine, la Suisse, le Japon et la Russie, soit 40 % des exportations de l’UE. Les États-Unis sont devenus en 2018 l’origine la plus importante des importations de produits agroalimentaires de l’UE. 16 % des exportations agroalimentaires de l’UE (22,2 milliards d’euros) sont destinées aux États-Unis et 10 % des importations totales de l’UE (12 milliards d’euros) proviennent de ce pays.