Le ralentissement du commerce agroalimentaire mondial et l’intensification de la concurrence pour l’exportation des produits agricoles de base, vont mettre à l’épreuve les parts de marché de l’UE pour des produits comme le bœuf, le porc ou le blé tendre, prévient la Commission européenne dans ses perspectives à l’horizon 2035 publiées le 16 décembre. Les productions animales sont particulièrement exposées alors que, pourtant, Bruxelles table sur une demande croissante de produits animaux qui stimule les investissements dans l’élevage à l’échelle mondiale et dynamise la production et le commerce.
Globalement, les exportations nettes de céréales devraient augmenter, de même que celles des produits à forte valeur ajoutée comme le fromage, le lactosérum en poudre et l’huile d’olive. Par contre, les exportations de sucre et de viande bovine de l’UE devraient, elles, diminuer. La production de viande bovine de l’UE devrait donc encore reculer sous l’effet notamment du durcissement des réglementations environnementales et des difficultés de renouvellement des générations. Et ce, alors que le rapport n’intègre même pas les conséquences de l’accord commercial avec le Mercosur.
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Les perspectives concernant la production de viande porcine font aussi état d’un déclin dû à un renforcement des réglementations en matière de bien-être animal et d’environnement, et à la diminution des débouchés à l’exportation, notamment vers la Chine. La production avicole de l’UE devrait, au contraire, augmenter, portée par la demande croissante au niveau européen et mondial. Toutefois, cette croissance pourrait être plus lente qu’au cours de la dernière décennie, le secteur s’adaptant à des systèmes de production plus durables, et les importations devraient donc augmenter afin de satisfaire la demande de l’UE.