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Commerce international : Bruxelles appelée à en faire davantage sur les produits sensibles

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La question de la protection des produits agricoles sensibles dans les accords commerciaux est revenue à l’ordre du jour de la réunion des ministres de l’Agriculture, le 26 janvier. Pour plusieurs États membres (Pologne, Autriche, Hongrie et Slovaquie), cette question n’a pas été pleinement abordée dans les accords récemment conclus, citant notamment ceux avec les pays du Mercosur et l’Ukraine. Ces États membres plaident pour l’inclusion de clauses de sauvegarde bilatérales adaptées aux spécificités du secteur agricole dans tous les accords de libre-échange. Ils souhaitent également un meilleur alignement des normes des partenaires commerciaux avec celles de l’UE et une analyse complète des concessions commerciales accordées afin d’évaluer leur impact sur les secteurs agricoles sensibles. Enfin, ils proposent d’établir un fonds pour compenser les pertes potentielles du secteur agricole dues à l’entrée en vigueur de ces traités.

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De son côté, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen a défendu l’importance du commerce international pour les produits agroalimentaires de l’UE. « Près de 60 % de nos 235 milliards d’euros d’exportations sont couverts par des accords commerciaux », a-t-il indiqué. Il précise également que les intérêts des agriculteurs de l’UE sont toujours « au centre des négociations » et des préoccupations la Commission européenne. Par ailleurs, il a détaillé les actions en cours de la Bruxelles en faveur de la protection de l’agriculture, notamment sur les contrôles ou les limites maximales de résidus. Enfin, il a évoqué le filet de sécurité de 6,3 milliards d’euros prévu dans le prochain budget destiné à protéger les agriculteurs en cas de perturbations du marché. « Oui, nous avons besoin d’accords commerciaux pour notre compétitivité […] mais nous sommes très attentifs à la protection de nos secteurs sensibles par des mesures de sauvegarde », a-t-il conclu.