« L’un n’exclut pas l’autre », a commenté le commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen, le 27 janvier, lors de la conférence de presse concluant la réunion du Conseil Agriculture. Il évoquait le dilemme du commerce international en matière agricole, entre la nécessaire ouverture des marchés et les velléités de protection des productions. Au cours du débat qui a précédé avec les États membres, le commissaire luxembourgeois a d’ailleurs rappelé que le commerce international est un facteur clé de la prospérité et de la résilience du secteur. Et dans cette optique, il a insisté sur l’importance de conclure des accords avec « des partenaires fiables », a fortiori dans un contexte géopolitique incertain et où les tensions croissent (guerre en Ukraine, second mandat de Donald Trump ou rétorsions chinoises). Toutefois, il a mis en avant la nécessité d’améliorer la réciprocité. « Nous avons besoin de conditions de concurrence équitable, c’est une demande de nos agriculteurs », a-t-il déclaré en conférence de presse. Et d’ajouter : « Si l’on veut que le commerce international soit accepté, il faut travailler sur des normes similaires. »
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Au cours de la réunion des ministres, le Luxembourg a notamment évoqué le sujet des tolérances d’importation pour les résidus de produits phytopharmaceutiques réglementés dans l’UE, réclamant particulièrement des pratiques commerciales internationales équitables pour les agriculteurs. « Nous devons mener une réflexion plus large sur ce sujet », a insisté le commissaire Hansen tout en précisant qu’il s’agissait d’un travail d’équipe au sein du Collège (au Commerce international et à la Santé). « Il y a une forte demande de la part des agriculteurs et des États membres » sur ce point, a-t-il indiqué. S’il se dit disposé à envisager d’éventuels changements sur la manière de fixer les limites maximales de résidus pour les substances non approuvées, il alerte toutefois sur la nécessaire compatibilité avec les règles de l’UE et les obligations internationales.