Les dirigeants des pays du G20 ont réussi à publier, à l’issue de leur réunion des 30 novembre et 1er décembre à Buenos Aires, un communiqué commun qui assure le service minimum sur le commerce et confirme le cavalier seul de Donald Trump sur le climat. Ils « notent les problèmes commerciaux actuels » mais s’abstiennent de toute condamnation du protectionnisme dans ce document négocié jusqu’à la dernière seconde. « Les États-Unis, qui sont l’économie la plus ouverte du monde, n’acceptent pas d’être enfermés dans une case », a déclaré l’hôte du sommet, le président argentin Mauricio Macri, interrogé en conférence de presse sur l’absence du mot « protectionnisme » dans le texte final.
En attendant « la nécessaire réforme de l’OMC »
Le système commercial multilatéral « n’atteint pas ses objectifs », ont également estimé les chefs d’État et de gouvernement du G20, qui « soutiennent la nécessaire réforme de l’OMC », une organisation que les États-Unis de Donald Trump ne cessent de critiquer et dont ils bloquent le renouvellement de l’organe d’appel. Ils promettent de faire le point sur cette réforme lors de leur sommet de l’an prochain au Japon.
Le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, a salué cette déclaration, mais aussi incité les dirigeants à agir sans délai pour remédier au blocage du système de règlement des différends de l’organisation mondiale.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le 4 décembre, l’organe de règlement des différends de l’OMC a donné son feu vert à la création de comités d’arbitrage concernant les taxes aux frontières des États-Unis sur les importations d’acier et d’aluminium, comme le demandaient pour la seconde fois la Suisse et l’Inde. Sept panels ont déjà été établis pour traiter ce dossier (1). En revanche, la Russie s’est opposée à une première demande américaine de panel concernant les droits de douane supplémentaires qu’elle a instaurés en rétorsion à ces taxes. Quatre comités d’arbitrage ont déjà été créés pour la même raison sur plainte de Washington.
(1) Voir n° 3669 du 26/11/18
« Relever les défis de la sécurité alimentaire »
Dans le communiqué commun publié le 1er décembre à l’issue de leur sommet à Buenos Aires, les dirigeants du G20 « réaffirment (leur) engagement à relever les défis de la sécurité alimentaire ». Ils affichent aussi leur volonté de « promouvoir le dynamisme des zones rurales et l’agriculture durable ». Une déclaration saluée par les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca).