La Droite, le Centre et les Sociaux-démocrates ont conclu, le 20 novembre, un accord validant la nomination de la nouvelle Commission européenne. Ce feu vert ouvre la voie à une entrée en fonction de l’exécutif européen dès le 1er décembre.
Après une semaine d’incertitude, les trois groupes centraux du Parlement européen – PPE (droite), Renew et sociaux-démocrates – ont trouvé, le 20 novembre, un accord politique afin d’approuver la nouvelle Commission européenne. Six vice-présidents et un commissaire attendaient toujours leur confirmation. Au centre des discussions : les cas des conservateurs italiens Raffaele Fitto (Cohésion) et hongrois Oliver Varhelyi (Santé et Bien-être animal) mais également de la socialiste espagnole Teresa Ribera (Transition écologique et concurrence).
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Les chefs du PPE, de Renew et du S & D ont finalement validé l’ensemble des commissaires proposés, et adopté un texte fixant des engagements communs. Le Parlement européen se prononcera donc lors d’un vote le 27 novembre à Strasbourg, pour une entrée en fonction du nouvel exécutif européen, présidé par Ursula von der Leyen, le 1er décembre. Les sociaux-démocrates sont restés divisés jusqu’au bout sur le cas Raffaele Fitto, s’opposant à ce qu’il conserve son titre de vice-président. Certains élus français, dont Christophe Clergeau, ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre la nouvelle Commission européenne.
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Várhelyi garde le bien-être animal
L’accord de deux pages entre les trois partis comporte un chapitre sur « la sécurité alimentaire, l’eau et un environnement durable ». Les auteurs soulignent qu’il faudra « garantir une alimentation de qualité et la sécurité alimentaire ainsi que des conditions de concurrence équitables pour les agriculteurs et les pêcheurs, leur offrir des conditions de travail durables et équitables à long terme, des solutions accessibles et abordables et rétablir l’équilibre des pouvoirs entre producteurs et détaillants ». Et d’ajouter que la politique agricole « reste un secteur stratégique pour l’UE que nous continuerons de promouvoir et de défendre ».
Dans la foulée de cet accord, le commissaire désigné à la Santé et au Bien-être animal, Olivér Várhelyi, a obtenu le feu vert des coordinateurs des commissions de l’Agriculture et de l’Environnement. Par contre, son portefeuille a été amputé de plusieurs compétences ayant trait à la gestion des crises sanitaires et aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive qui vont être confiées à la commissaire belge à la Préparation, la Gestion de crise et l’Égalité, Hadja Lahbib. Olivér Várhelyi conserve, par contre, la gestion du bien-être animal et de la sécurité des aliments (y compris les dossiers pesticides, OGM…).