La Commission européenne risque de compromettre l’intégrité de l’administration de l’UE sans une approche plus rigoureuse concernant le mouvement du personnel des institutions vers le secteur privé, estime la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, à l’issue d’une enquête, présentée 18 mai, sur ces pratiques dites de « pantouflage » (ou en anglais de « revolving doors » c’est-à-dire de portes tournantes). Bien que la Commission ait apporté des améliorations à ces procédures depuis la dernière enquête de la Médiatrice elle est invitée à en faire davantage. « Ne pas contrôler cette pratique maintenant risque de laisser s’enraciner une culture susceptible d’ébranler la confiance du public dans l’intégrité et l’expertise des institutions de l’UE », met en garde Emily O’Reilly. Elle recommande à Bruxelles d’interdire temporairement des emplois, s’ils présentent des risques qui ne peuvent pas être compensés par des restrictions ou si ces restrictions ne peuvent pas être surveillées et appliquées de manière crédible, mais aussi de subordonner l’approbation d’un nouvel emploi d’un membre du personnel à l’obtention d’un engagement du nouvel employeur à publier toute restriction sur son site internet. Enfin elle demande de publier plus rapidement les décisions relatives aux nouveaux emplois des membres du personnel.
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