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Commission européenne : les Vingt-Sept penchent pour von der Leyen

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Un compromis a été trouvé en amont du Conseil européen entre les principales forces politiques sur les têtes d’affiche de la nouvelle mandature. Un accord dont le groupe ECR (conservateurs eurosceptiques) de Giorgia Meloni a été exclu. En parallèle, les principales priorités de 2024-2029 devraient insister sur le renforcement de la position des agriculteurs dans la chaine alimentaire.

Près de trois semaines après le verdict des urnes européennes (6 au 9 juin), les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se réunissaient les 27 et 28 juin à Bruxelles pour dessiner les contours de la nouvelle mandature, tant sur le fond que sur la forme. Sur les visages qui viendront personnaliser les cinq prochaines années, un accord est intervenu entre les représentants des principaux groupes politiques – PPE (droite), S & D (sociaux-démocrates) et Renew (centristes-libéraux) – quelques jours avant, le 25 juin, selon plusieurs sources concordantes. Sous réserve de confirmation par le Conseil européen, l’Allemande Ursula von der Leyen (PPE) devait être désignée pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Pour respecter les équilibres politiques issus des élections européennes, l’ancien Premier ministre socialiste portugais Antonio Costa prendrait la présidence du Conseil européen, en lieu et place du centriste belge Charles Michel. Au poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, chef de la diplomatie européenne, s’installerait la Première ministre estonienne Kaja Kallas des rangs des centristes de Renew, remplaçant ainsi le socialiste espagnol Josep Borrell.

Sans conservateurs

Un accord obtenu sans inclure les conservateurs eurosceptiques du groupe ECR de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui espéraient peser davantage. Pour poursuivre son travail de chef de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen (et son futur collège) devra toutefois obtenir l’aval d’une majorité d’eurodéputés lors d’un vote à bulletin secret qui devrait se dérouler à l’occasion de la première session plénière de la législature (potentiellement le 18 juillet). Les voix de l’ECR pourraient donc manquer alors que le groupe se revendique comme la troisième force politique de l’hémicycle strasbourgeois.

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Parallèlement, les dirigeants des États membres devaient valider leur agenda stratégique pour la période 2024-2029 qui trace les grandes lignes des prochaines priorités de l’UE. Au niveau agricole, selon les éléments du projet, l’UE devrait mettre en avant « un secteur agricole compétitif, durable et résilient qui continue à garantir la sécurité alimentaire » avec un accent particulier sur le renforcement de la place des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Au-delà du programme et des têtes d’affiche, l’étape suivante sera, pour les États membres et la présidente de la Commission européenne, de définir la composition du prochain Collège des commissaires.