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Commission européenne : von der Leyen en pole-position pour un second mandat

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Malgré l’absence d’accord entre les chefs d’État et de gouvernement lors de leur rencontre informelle du 17 juin, les contours de la prochaine mandature semblent prendre forme. Ursula von der Leyen, la candidate d’un groupe PPE sorti renforcé du scrutin européen, devrait conserver son poste de présidente de la Commission européenne pour un second mandat.

L’heure des grandes manœuvres politiques est arrivée. Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE ont, comme prévu, entamé les discussions, le 17 juin à l’occasion d’un sommet européen informel, en vue de désigner (ou renouveler) les postes clés de la prochaine mandature. Si aucune décision définitive n’a été prise à l’issue de ce premier tour de table, la fumée blanche est attendue pour la prochaine réunion du Conseil européen prévue les 27 et 28 juin à Bruxelles. « C’était une bonne conversation et elle va dans la bonne direction », a d’ailleurs indiqué le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel. Et d’ajouter : « [Les partis politiques] ont fait des propositions et, dans les jours à venir, nous poursuivrons notre travail et préparerons les décisions que nous devrons prendre ».

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Dans cette optique, la reconduction pour un second mandat de l’Allemande du PPE (droite), Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission européenne paraît en bonne voie. D’autant plus que son groupe politique est arrivé en tête et s’est même renforcé lors du scrutin européen (190 membres, +14). Pour y parvenir, elle devra obtenir la majorité qualifiée des États membres (quinze pays représentant 65 % de la population européenne) puis la majorité absolue du Parlement européen. En 2019, à Strasbourg, elle avait cependant été élue de justesse avec seulement neuf voix d’avance.

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Ailleurs, la désignation des autres postes va dépendre des équilibres politiques sortis des urnes mais pas seulement, puisque toute décision du Conseil européen doit aussi refléter la diversité de l’UE en termes de géographie, de taille du pays ou de genre. Plusieurs noms circulent comme celui de l’ancien Premier ministre Antonio Costa (Portugal) au Conseil Européen ou de la Première ministre estonienne Kaja Kallas à la tête de la diplomatie européenne. Mais rien n’est encore acté. Les partis et les délégations nationales vont devoir poursuivre les pourparlers. Le PPE, en force, espère rafler la mise. À Strasbourg, la Maltaise Roberta Metsola, soutenue par le PPE, est également envisagée pour un second mandat de deux ans et demi au Parlement européen, avant de laisser sa place à une personnalité d’un autre groupe politique. Concernant le futur collège des commissaires, les noms des candidats arrivent au compte-goutte. Après la nomination de Valdis Dombrovskis par la Lettonie, c’est au tour de Maros Sefcovic, actuel vice-président exécutif en charge du Green deal, d’être choisi par le président slovaque Peter Pellegrini. « Cette nomination est l’expression d’une continuité et d’une appréciation de sa position solide au sein de la Commission », a-t-il déclaré en marge du sommet européen informel du 17 juin. Enfin, concernant la composition du prochain collège des commissaires, le nom de l'ancien eurodéputé luxembourgeois Christophe Hansen (PPE) circule pour l'Agriculture.