Le groupe de restauration collective britannique Compass a annoncé qu’un de ses concurrents, Supreme Foodservice AG, avait porté plainte contre lui aux Etats-Unis dans le cadre des contrats délivrés par l’ONU. Compass indique qu’il « se défendra résolument » et que cette plainte « ne devrait pas avoir d’impact tangible sur le résultat financier ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Compass fait depuis octobre l’objet d’une enquête fédérale aux Etats-Unis sur des soupçons de corruption dans le cadre de contrats obtenus par sa filiale Eurest Support Services (ESS). A l’issue d’une enquête interne, le groupe britannique a déjà admis de « graves irrégularités » dans les contrats passés entre sa filiale et l’ONU, et a limogé trois dirigeants d’ESS. Selon un porte-parole de Compass, cette plainte viserait également « diverses autres parties comme d’anciens employés et d’anciens membres des Nations-Unies ». Elle porte sur les pertes encourues, du fait des malversations, par Supreme Foodservice AG, une société suisse basée également à Francfort et à Dubai, qui réclame à Compass 125 millions de dollars.