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Croissance, compétitivité, conquête des marchés extérieurs, agriculture de productivité, exportation… les personnes présentes au discours de François Hollande au Space étaient-elles devant un président élu socialiste élu grâce aux voix écologistes ou devant un adepte du langage à la Jacques Chirac, son voisin de Corrèze ? Les réactions des organisations agricoles ont bien montré qu’on a changé d’époque. La gauche s’est réconciliée avec les réalités économiques et d’entreprise de l’agriculture. Des céréaliers aux coopératives, les réactions sont quasiment toutes positives alors qu’il faut trouver les principales critiques de la part de la Confédération paysanne.
Seuls bémols, selon les syndicats majoritaires : la fin annoncée des soutiens fiscaux aux biocarburants ; la relative timidité des aides aux éleveurs. La faute à la disette budgétaire. On en revient, comme toujours, à demander un effort aux organismes bancaires ou sociaux pour reporter les échéances.
Bien sûr, rares sont les syndicats qui se fient à la seule parole politique. Ils jugeront sur les actes. Et notamment sur la manière dont le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll conciliera économie et écologie comme il l’annonce souvent.
Mais ce temps est peut-être, pour l’agriculture, le moment propice pour répondre aux demandes sociétales et environnementales sans que cela handicape la production. Le contexte politique se prête à ce que les écologistes, sans se renier, acceptent de reconnaître les contraintes économiques. François Hollande n’est-il pas, politiquement, en train de faire, avec les écologistes, ce que François Mitterrand avait fait avec les communistes : les accueillir pour mieux les neutraliser ?
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