Le maître mot de la rentrée est sans conteste celui de compétitivité. Pas un ministre qui n’en fasse mention lors de ses interventions publiques. Cela va de soi pour les ministres en charge du Redressement productif ou du Commerce extérieur pour qui cet objectif est l’essence même de leur mission. On le conçoit également pour le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire quand on sait la contribution prépondérante de ce secteur dans les exportations françaises. Plus étonnant, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a fait de la conquête des marchés extérieurs pour l’agroalimentaire un axe de sa diplomatie, si l’on en croit Les Echos. Ce qui est le plus frappant est que la compétitivité n’est plus un des outils évoqués comme devant servir à atteindre un objectif plus vaste de la politique économique, mais l’objectif lui-même au service duquel les autres outils doivent se plier. Les organisations professionnelles ne sont pas en reste et toutes font le constat que le manque de compétitivité est le talon d’Achille de notre industrie alimentaire. Le diagnostic est le plus souvent juste. Reste désormais à trouver les bons médicaments. Ils existent et sont identifiés, ce qui manque est sans doute l’ordonnance et les dosages idoines. Ce sont essentiellement des moyens financiers. Non pas des aides palliatives, mais des outils financiers et budgétaires capables de redonner une nouvelle jeunesse pour investir, moderniser un outil vieillissant, innover, lancer de nouveaux produits, étudier les marchés et leurs aspirations, etc... Elles doivent malheureusement s’inscrire dans un contexte économique « effrayant ». Ce qui implique qu’elles doivent « être intelligentes » et qu’il faille oublier les vieilles recettes qui ont largement échoué.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

exportations
Suivi
Suivre