Soulignant qu’avec la forte inflation, les achats se sont orientés vers « une descente en gamme » ces deux dernières années, le CGAAER recommande, dans un rapport rendu public le 16 janvier, d’intégrer la question de la « compétitivité prix » dans les politiques publiques. Et ce, plutôt que de créer des « barrières internes au marché unique » européen afin de limiter les importations. Les consommateurs montrant une appétence pour les produits locaux et nationaux, elle préconise d’ajouter à cette réflexion la question de l’origine. Face au manque de données permettant d’évaluer la « compétitivité prix » des filières françaises, le CGAAER plaide pour la mise en place d’un « observatoire de l’écosystème alimentaire ».
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La mission s’est heurtée au manque de « données disponibles » et aux réticences des acteurs à aborder ce sujet alors que les politiques publiques ont poussé la « montée en gamme » de la production depuis 2017. Le sujet est d’autant plus « sensible » en pleine crise agricole, souligne le rapport. Contrainte de faire un travail de synthèse des données déjà disponibles – émanant majoritairement des panélistes et des fédérations d’acteurs économiques –, la mission recommande la réalisation d’une « large étude, socle du futur observatoire, afin de mieux cibler les politiques publiques ». En outre, pour renforcer la compétitivité du tissu industriel français, elle propose de faciliter l’agrandissement des entreprises alimentaires françaises et la naissance de grosses PME et ETI.