À l’occasion de la réunion du Conseil Agriculture à Luxembourg le 28 juin, la grande majorité des États membres ont appelé la Commission européenne à harmoniser le cadre réglementaire des compléments alimentaires et à procéder à une étude d’impact pour mesurer les risques liés à leur utilisation. Dans le cadre d’un rapport sur l’état d’avancement des règles applicables à la mise sur le marché de l’UE de compléments alimentaires, la présidence portugaise a indiqué qu’il était aujourd’hui crucial à la fois « de mettre à jour la définition des compléments alimentaires afin d’avoir une interprétation unique, d’harmoniser la procédure de notifications ainsi que des exigences en matière de composition et de limites quantitatives et enfin, d’introduire des dispositions spécifiques pour les enfants de moins de trois ans afin d’éviter la consommation de substances pouvant être nocives ».
Au cours de l’échange de vues, la Belgique a notamment souligné que la directive actuelle était « inadaptée et obsolète au regard des progrès scientifique et de l’évolution du marché ». De son côté, la France a appelé à « une révision voire à un remplacement de la directive pour une harmonisation du cadre législatif, indispensable pour protéger efficacement les consommateurs ». Dans le même sens, l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg et l’Estonie, ont invité Bruxelles à fixer des valeurs maximales en vitamines et minéraux pour mieux en contrôler l’utilisation. De son côté, le Danemark a appelé l’exécutif européen à « trouver une solution qui facilite l’étiquetage des denrées et compléments alimentaires avec le terme probiotique ».
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Tout en prenant en compte la position des Vingt-sept, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a indiqué que ses services avaient « déjà repris leurs travaux sur la fixation de quantités maximales de vitamines et de minéraux présents dans les compléments alimentaires ». À cette fin, elle a appelé les ministres à adopter « sans plus attendre » ces niveaux de teneurs maximales.