À l’occasion de la réunion de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) le 15 décembre, l’Insee a publié ses chiffres prévisionnels provisoires pour l’année 2022, marquée par la guerre en Ukraine, l’influenza aviaire et la sécheresse. L’Insee observe un nouveau rebond de 18,2 % en euros courants de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs), après la hausse de 11,5 % en 2020. Rapportée à l’actif, la hausse est de 19,2 %, et de 16,4 % en euros constants, dans la tendance positive observée depuis le début des années 2000.
La hausse de la valeur ajoutée par actif reste portée par la baisse de l’emploi (-0,9 %, contre -0,2 % l'an passé) et surtout la progression des prix (+16,5 %), notamment en céréales (+33,2 %), volailles (+34,9 %), bétail (+20,6 %) et lait (+16,9 %). Les volumes sont stables (+0,8 %), masquant un rebond du vin (+32,2 %) et des fruits (+21,8 %) après le gel de 2021, et des revers en céréales (-10,9 %), fourrages (-16,5 %), liés à la sécheresse, et en volaille (-9,6 %), à cause de l’influenza aviaire.
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Les consommations intermédiaires flambent en valeur de 18,1 %, après avoir plus légèrement augmenté l’an passé. Cela s’explique essentiellement par la flambée des engrais et amendements (+78,4 %), des prix de l’énergie (+39,1 %), des engrais et des aliments pour animaux (+22,1 %). À noter également, la forte hausse des prix des fourrages (+29,5 %).
Au total, en valeur, la production de la branche agricole hors subventions sur les produits augmente de 17,4 % en valeur, « amplifiant nettement la reprise engagée l’année précédente (+ 7,7 %) », commente l'Insee.