Abonné

Concurrence mondiale

- - 2 min

La réforme de la politique agricole commune (PAC) vient de progresser à Dublin et un accord semble se profiler pour juin ou juillet prochain. Il reste que bon nombre de dossiers sont encore ouverts : plafonnement et dégressivité des aides directes, verdissement, convergence interne des aides, jeunes agriculteurs, quotas sucriers, restitutions aux exportations, aides couplées. En somme, tout ce qui concerne le nerf de la guerre… économique dans laquelle se trouvent les agriculteurs.
De fait, le grand enjeu de cette réforme de la PAC est loin d’être réglé : met-on en place une organisation adaptée en ces temps de ralentissement économique (en Europe plus que dans le reste du monde) et de volatilité des prix ? Va-t-on mettre en place une politique permettant de résister aux nouvelles conditions de concurrence? Une politique permettant d’être présent sur les zones de croissance que sont les pays émergents ?
Au moment où le conseil informel de Dublin se terminait, on annonçait l’acquisition du géant de la charcuterie industrielle, l’Américain Smithfield, par un groupe chinois. Avec l’objectif de mieux approvisionner la Chine et de conquérir l’ensemble des marchés de la planète. Deux jours avant, le groupe d’origine française AgroGénération annonçait sa fusion avec une société d’origine américaine. Conséquence : le nouvel ensemble allait pouvoir gérer en Ukraine plus de 120 000 hectares de terres à céréales et destinées aux marchés mondiaux. Ces deux initiatives donnent la mesure des nouvelles conditions dans lesquelles doivent se battre les producteurs européens, français en particulier. Les négociateurs de la future PAC ont-ils pris la mesure du problème ?

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.