La Confédération paysanne a fixé à environ 300 euros/1000 litres le prix de « survie » du litre de lait pour les producteurs. « On sait que 350 euros/1000 litres n’est pas possible », a déclaré, le 28 mai, Jean-François Guitton, membre de la commission lait de la Confédération et de la délégation qui a manifesté devant la maison du lait à Paris. Ce prix doit s’accompagner d’une indexation sur les coûts de production. « Il faut inclure cette notion d’abord et avant tout », a affirmé Yves Leperlier, responsable de la commission lait. Ce dernier souligne aussi la nécessité d’une maîtrise de la production. Une délégation d’une vingtaine de producteurs de lait de la Confédération paysanne, exclue de la négociation interprofessionnelle sur le prix du lait qui se tenait le 28 mai, est donc venue manifester devant la maison du lait à Paris. Symboliquement une bâche noire a été accrochée sur la façade mentionnant « les éleveurs : victimes » et de la poudre de lait a été déversée sur le trottoir. Le syndicat a indiqué refuser la contractualisation qui « ne peut en aucun cas servir les paysans ». La Confédération paysanne a fait deux propositions concrètes. Il s’agit de geler immédiatement une partie de la production au-delà de 150 000 litres par producteur pour rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande. Le syndicat demande « d’éliminer les stocks de poudre de lait qui saturent le marché en les incorporant à l’alimentation animale ».
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