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Conférences de la souveraineté : les chambres veulent piloter la mise en œuvre régionale

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À l’occasion des vœux à la presse de Chambres d’agriculture France le 14 janvier, son président Sébastien Windsor s’est félicité de l’exercice des Conférences de la souveraineté alimentaire lancé par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard (« Enfin une ambition pour l’agriculture française ! »), et a demandé que le réseau consulaire puisse en coordonner la mise en œuvre. « Nous voulons être coordinateurs dans chaque région d’un plan de souveraineté alimentaire nationale, en nous appuyant sur les plans de filière pour avoir des déclinaisons départementales », a expliqué l’agriculteur de Seine-Maritime.

Prévues par la loi d’orientation agricole (LOA), les Conférences de la souveraineté alimentaire ont commencé en décembre. Une première synthèse nationale est attendue pour le Salon de l’agriculture fin février, qui inclura les restitutions des groupes de travail de filière, mais aussi des préfets de région. En lien avec le comité d’orientation de FranceAgriMer, le coordinateur national rendra d’ici la fin de l’année une première synthèse. Après le Salon de l’agriculture, une phase de « déclinaison opérationnelle » débutera avec les conseils régionaux et les chambres pour « tester la faisabilité des trajectoires », « consolider les projections » et « identifier les projets structurants emblématiques ». Ces synthèses régionales sont attendues pour mai, en vue d’une « grande conférence nationale » courant 2026.

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Les premiers retours des participants à ces conférences ne sont pas, pour l’instant, laudatifs. Contacté par Agra Presse, Benjamin Lammert, président de Terres Univia (interprofession des oléagineux et des protéagineux), a fait part d’une certaine insatisfaction (voir dans ce numéro). Il aimerait que les autorités « analysent la réglementation en place en vue de lever les freins au développement de la production et de la transformation des produits agricoles ».

MR

Insatisfaction dans la filière oléoprotéagineuse