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Conférences souveraineté : l’exécutif reprend les « contrats d’avenir »

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Pour décliner localement les objectifs des Conférences de la souveraineté, Annie Genevard et Sébastien Lecornu veulent utiliser les « contrats d’avenir » proposés depuis quelques mois par les Jeunes agriculteurs.

« La déclinaison territoriale [des] Conférences de la souveraineté alimentaire, ce seront les contrats d’avenir » proposés par le syndicat Jeunes agriculteurs (JA), a annoncé Annie Genevard lors d’un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir) avec le Premier ministre le 30 janvier. La première phase des Conférences de la souveraineté, qui ont été lancées en décembre, doit aboutir au Salon de l’agriculture à des orientations nationales sur dix ans. Suivra une phase de déclinaisons territoriales. « C’est là que vont se créer des stratégies territorialisées autour de la diversification », a indiqué la ministre de l’Agriculture, après avoir visité une exploitation céréalière de la Beauce qui s’est lancée dans la culture d’amandiers il y a quelques années.

Dans son propre discours, Sébastien Lecornu a souligné que ce dispositif doit aider à « produire de manière régulière, prévisible dans les quantités agréées et contractualisées » et à être « capable d’avoir les outils de transformation ». Depuis quelques mois, les JA plaident pour des « plans d’avenir » au niveau territorial, complétés par des « contrats d’avenir signés entre les agriculteurs, les pouvoirs publics et les acteurs économiques », d’après un communiqué. « Ces contrats aideront les jeunes agriculteurs à financer la transition », espère le syndicat, saluant « une reconnaissance majeure du travail de notre réseau ».

Les coops misent sur les programmes opérationnels

De son côté, le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, a émis le souhait, le 2 février, qu’il y ait « davantage de programmes opérationnels dans la Pac », pour mieux « orienter la production ». Interrogé par Agra Presse en marge des Assises du déclin agricole, il explique qu’il souhaite en faire « un des éléments contributifs des conclusions des Conférences de la souveraineté ». Dans le détail, le vice-président de Terrena mise davantage sur la prochaine programmation de la Pac que l’actuelle, même s’il faut utiliser « toutes les latitudes ».

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Dans la déclinaison nationale de la Pac actuelle, la France avait prévu de réorienter 0,5 % des aides directes vers le cofinancement de nouveaux PO (hors filière fruits et légumes), pour un montant de 10 M€. Les secteurs suivants avaient été choisis : fourrages séchés ; plantes vivantes et produits de la floriculture ; veaux sous la mère Label rouge ; oléoprotéagineux et légumes secs ; et cuniculture. De nombreuses autres filières ont lorgné sur ces enveloppes, gérées par les organisations de producteurs (OP) : luzerne, porc, lait conventionnel (Poplait) et bio – cette dernière a obtenu gain de cause en 2025 avec un PO de 5 M€. Le secteur du riz avait finalement renoncé.

MR, YG

Genevard veut « des stratégies territorialisées autour de la diversification »