Le tribunal de commerce d’Agen (Lot-et-Garonne) a autorisé, le 21 novembre, la poursuite d’activité des deux sociétés du groupe Lucien Georgelin (confiserie Lucien Georgelin, Lucien Georgelin céréales), placées en redressement judiciaire cet été, et fixé un nouveau rendez-vous au confiturier français fin janvier. « Le tribunal de commerce réexaminera le dossier le 23 janvier de manière positive afin de favoriser le redressement des deux entreprises », a déclaré après l’audience l’avocat du groupe, Me Christophe Dejean, sans dévoiler le plan d’apuration. De son côté, le fondateur Lucien Georgelin a déclaré que « l’entreprise mère enregistre une super progression avec des résultats conformes. L’entreprise fait tout ce qu’elle peut pour s’en sortir. Les salariés veulent la conserver en PME avec notre culture d’entreprise et notre façon de faire ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
De fait, le groupe a dépassé les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en octobre dernier (73,3 millions en 2022). Deuxième confiturier français derrière Andros, Lucien Georgelin avait été placée en redressement judiciaire à la demande du fondateur le 6 juillet. L’entreprise est endettée à hauteur de 50 millions d’euros. Un enchaînement d’événements exogènes a pu mener à cette situation : impact de la crise sanitaire, hausses de matières premières… Par ailleurs, l’entreprise avait conduit de nombreux investissements estimés à 25 millions d’euros (nouveau bâtiment, système informatique) pour répondre aux demandes de sa clientèle. Elle avait aussi singulièrement élargi son offre au-delà des confitures (compotes, confiserie, céréales…) en participant à la structuration de nouvelles filières de production, comme avec la marque Tomate de Marmande.