Au mois d’avril, l’activité des industries alimentaires est restée stable, suite à un ralentissement des commandes et à des stocks un peu lourds.
La production des industries agroalimentaires a été stable en avril, indique la Banque de France dans sa dernière Note de conjoncture. Le flux de commandes nouvelles a ralenti, tant sur le marché intérieur qu’à l’étranger. Les carnets sont jugés peu étoffés et les stocks un peu lourds.
Les prévisions de production demeurent positives.
– Viandes de boucherie : en légère progression à un an d’écart, production, livraisons et enregistrements de commandes n’ont guère varié par rapport au mois de mars. L’accroissement modéré de l’activité dans la filière bovine a compensé le repli observé dans les autres secteurs. Sur le marché intérieur, la consommation a fléchi en raison de la baisse des courants d’ordres de la restauration collective durant les vacances de Pâques et des difficultés pour la filière porcine à écouler ses produits. Les exportations ont baissé, notamment vers les nouveaux Etats membres de l’Union européenne et la Russie. Les entreprises ont dû répercuter l’impact de la baisse des cours d’achat des animaux sur leurs barèmes de vente, à l’exception du secteur bovin toujours caractérisé par le maintien de prix élevés. Les stocks sont jugés un peu au-dessus de la normale au regard de l’étroitesse des carnets. Une hausse des fabrications, entraînée par l’augmentation de la consommation des produits d’été, est prévue à court terme.
– Viandes de volailles : en recul par rapport à avril 2004, les indicateurs d’activité et de commandes se sont stabilisés d’un mois à l’autre. Les cadences de production ont été parfois ralenties pour permettre un allègement des stocks de produits finis. Les carnets sont proches de la normale. Les exportations ont reculé, notamment vers l’Asie. Les prix des matières premières ont baissé alors que les barèmes de vente n’ont pas varié. Une augmentation de la production est escomptée à brève échéance.
– Préparation industrielle de produits à base de viandes : en faible progression à un an d’intervalle, les volumes fabriqués ont baissé par rapport au mois de mars. Les cours des matières premières ont diminué (viande de porc) alors que les prix de vente sont restés stables. Les carnets de commandes sont estimés nettement insuffisants et les stocks de produits finis un peu élevés. Une reprise de l’activité est prévue au cours des prochaines semaines.
– Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : production, livraisons et enregistrements de commandes ont diminué par rapport aux deux périodes de référence, plus fortement à un an d’intervalle que d’un mois à l’autre. L’évolution défavorable de l’activité est essentiellement liée à un ralentissement de la consommation intérieure des produits de grande consommation. Des remises tarifaires ont été accordées à la suite de la baisse du cours des matières premières. Les stocks de produits finis demeurent jugés un peu élevés, notamment dans le secteur des poudres, au regard de l’insuffisance des carnets de commandes. Dans les semaines à venir, les volumes de production pourraient s’accroître sauf dans le secteur des poudres de lait où, au mieux, un maintien de l’activité est anticipé.
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– Beurre: en recul à un an d’écart, les indicateurs d’activité n’ont guère varié par rapport à mars 2005. Les concessions tarifaires accordées par les industriels ont permis une stabilisation des commandes intérieures et une faible progression des exportations. Les stocks restent jugés élevés et les carnets insuffisants. Les prévisions font état d’un repli des fabrications et de la poursuite de la baisse des prix de vente au cours des prochains mois.
– Fromages: les cadences de production, stables d’un mois à l’autre, ont diminué par rapport à avril 2004. Les livraisons et les commandes globales ont baissé par rapport aux deux périodes de référence. Les barèmes de vente n’ont pas varié. Les stocks sont jugés proches de la normale mais les carnets apparaissent un peu faibles. Une progression de l’activité est prévue à court terme.
– Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : en hausse à un an d’écart, l’activité a fléchi d’un mois à l’autre. En progrès sur les marchés étrangers, la demande s’est tassée sur le marché intérieur (précocité des fêtes de Pâques, vacances scolaires) et les carnets apparaissent insuffisants. Les stocks de produits finis ont été reconstitués.
– Travail des grains ; aliments pour animaux : l’activité s’est inscrite en baisse par rapport aux deux périodes de référence, sous l’effet notamment d’un fléchissement des courants d’ordres intérieurs. En dépit de la progression de la demande étrangère, les carnets sont estimés un peu courts, en particulier dans l’alimentation pour animaux de compagnie et dans la meunerie. Les stocks de produits finis sont proches de la normale. Dans l’ensemble, les volumes produits devraient s’accroître quelque peu dans les prochaines semaines.
– Chocolaterie, confiserie: la production est demeurée stable, alors que les livraisons ont un peu diminué, l’activité s’inscrivant au total à un niveau proche de celui atteint un an auparavant. La demande s’est réduite, sur le marché intérieur et à l’exportation. Les stocks de produits finis ont été reconstitués mais les carnets restent estimés étroits.
– Industrie des fruits et légumes: production et livraisons n’ont, dans l’ensemble, guère varié par rapport aux deux périodes de référence, la demande, tant intérieure qu’étrangère, étant demeurée étale. D’un mois à l’autre, un repli des ordres a été observé dans la transformation de fruits et, dans une moindre mesure, dans celle de légumes, tandis qu’une progression saisonnière était enregistrée dans la transformation de pommes de terre (chips) ; les carnets sont jugés globalement juste corrects. Les prévisions tablent sur une hausse des mises en fabrication, excepté dans la transformation de fruits.