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Filière porcine Consolidation du dispositif de financement de l’équarrissage porcin

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L’interprofession nationale porcine a formulé de nouvelles propositions destinées à renforcer le dispositif de financement de l’équarrissage, toujours sur la base d’une contribution volontaire. Si cet accord de principe est officialisé par le conseil d’administration à la mi-janvier, le nouveau dispositif entrera en vigueur le 1er mars.

«Le dispositif actuel fonctionne à 80%. On n’avait pas bien identifié l’assiette de recouvrement. On veut consolider ce dispositif et répartir la contribution à parts égales », explique Guillaume Roué, président d’Inaporc. Mis en place le 20 juillet 2009 par l’interprofession nationale porcine, le dispositif pour financer l’équarrissage a, semble-t-il, montré ses limites. Le conseil d’administration d’Inaporc a par conséquent formulé des propositions destinées à consolider le dispositif existant. Des nouveautés qui devraient être officialisées mi-janvier et qui devraient entrer en vigueur dès le 1er mars 2010.

Le coût de l’équarrissage répercuté sur les distributeurs
La seconde version du dispositif devrait mettre fin à la contribution sur les viandes exportées. En revanche, la contribution de l’aval serait rehaussée de 0,2 centime d’euro. Le pied de facture des abattoirs et transformateurs passerait donc à 24 euros la tonne au lieu de 22 actuellement, le coût de l’équarrissage étant plus fortement répercuté au distributeur. Autre nouveauté du dispositif 2010 : le doublement de la cotisation des éleveurs, laquelle passe de 9 centimes d’euros/porc à 18 centimes d’euros/porc. Enfin, l’exemption de cotisation en ce qui concerne les viandes importées, prévue par la réglementation européenne, resterait inchangée.
« On a fait un effort plus important alors que c’est nous qui avons le plus de difficultés. Une taxe affectée aurait été beaucoup plus défavorable que l’augmentation de la cotisation volontaire. Néanmoins, nous pensons que l’effort des entreprises de salaisonneries et du secteur abattage-découpe n’est pas assez important. L’effort n’est pas encore assez bien réparti », explique Jean-Michel Serres, président de la FNP (Fédération nationale porcine). Du côté de l’aval, le Sniv-Sncp (Syndicat national de l’industrie de la viande et Syndicat national du commerce du porc) se félicite d’avoir « défendu les intérêts des abatteurs ». Ce dernier a également ajouté : « Outre la transparence financière et la validation juridique de ce dispositif, nous avons demandé que le dossier équarrissage soit traité sur le fond avec une libéralisation complète ». Une libéralisation vue au sein de l’interprofession porcine comme la « seule alternative au retour de la taxe abattage ».

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