L’édition 2025 du Baromètre GreenFlex-Ademe de la consommation responsable, qui vient de paraître, révèle un essoufflement des convictions et comportements en faveur de l’environnement et du climat. Au cours d’une visioconférence de présentation ce 24 juin par GreenFlex (cabinet de conseil) sa directrice conseil, Laure Blondel, a pointé la baisse de la part des personnes déclarant faire « tout leur possible » (13 % en 2025 contre 18 % en 2024) parmi les 1004 interrogées, et des plus convaincues du fait que leurs choix individuels comptent pour la planète (19 % vs 27 %). Stéphane La Branche, coordinateur scientifique du Gieco (Groupe international d’experts sur les changements de comportement), a suggéré de mieux encourager les consommateurs en « [arrêtant] de parler d’effort », en suscitant des engagements collectifs et donnant plus de visibilité aux retours positifs.
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Mais les incitations de la société de consommation et la cherté des produits responsables restent les principaux freins à la consommation durable, selon l’enquête. Sur ce point Yannick Servant, cofondateur de la Convention des entreprises pour le climat (CEC), a souhaité que les consommateurs soient informés sur les externalités négatives et les dettes qu’elles engendrent pour la société, comme le coût d’une dépollution aux Pfas. Les consommateurs mobilisés pour l’achat responsable ont invoqué le manque d’offre responsable ; tandis que les non-mobilisés ont donné leur impression d’inaction collective et leur crainte de devoir renoncer à leurs plaisirs. Quant aux messages des grandes entreprises en faveur de l’environnement, l’enquête fait apparaître un tiers de personnes sceptiques et une moitié attentive mais demandeuse de « preuves ».