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Mise en culture Constat d’échec des négociations européennes sur les OGM

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Malgré tous les efforts déployés, le Danemark, qui assure la présidence de l’Union européenne jusqu’à la fin du mois de juin, n’a pu que constater l’impossibilité de débloquer le dossier des autorisations de mise en culture d’OGM au sein de l’UE. « Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir », a indiqué la ministre danoise de l’environnement, Ida Auken.

«Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir » pour faire aboutir les négociations sur les conditions d’autorisation de mise en culture des OGM en Europe « mais nous avons échoué », a déploré la ministre danoise de l’environnement Ida Auken à l’issue du Conseil des ministres de l’environnement le 11 juin à Luxembourg.
Face à l’opposition de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Belgique qui constituent une solide minorité de blocage, le Danemark qui assure la présidence tournante de l’Europe, a renoncé à présenter son texte de compromis (sur la base de la proposition de la Commission européenne datant du mois de juillet 2010) qui avait déjà été rejeté en mars dernier (1). Cette proposition devait permettre de débloquer le processus d’autorisation de mise en culture d’OGM en Europe en laissant aux Etats membres la liberté d’interdire la culture des OGM ayant obtenu le feu vert de Bruxelles sur tout ou partie de leur territoire en invoquant des raisons autres qu’environnementales et sanitaires ou en négociant directement un accord avec les entreprises de biotechnologie.

Pas à l’ordre du jour de la prochaine présidence

Le Danemark a présenté à l’occasion du Conseil environnement un rapport de progrès sur les négociations menées durant ses six mois de présidence qui confirme cet échec : « Malgré le fait que des progrès significatifs ont été accomplis, la présidence conclut qu’un accord politique sur le dossier des OGM n’est pas possible ». « Notre texte était le meilleur compromis imaginable pour convaincre le plus de pays possible. Ce ne sont pas quelques amendements qui vont permettre de faire bouger les lignes. Les oppositions sont politiques », a souligné Ida Auken. Chypre, qui prendra la présidence de l’UE à partir du 1er juillet, n’a pas prévu de remettre le sujet sur la table des négociations. Deux ans après avoir été proposée par Bruxelles, cette proposition semble sur le point d’être enterrée.

(1) Voir n° 3342 du 19/03/2012

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