Abonné

Commerce extérieur: Constitution du « comité Asie » pour accroître l’export agroalimentaire

- - 2 min

Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire, et Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, ont installé le 14 janvier le « comité Asie » pour accroître l’export agroalimentaire dans cette région du monde. Ce comité rassemble des grandes entreprises et PME de l’agroalimentaire et des partenaires institutionnels.

Le comité Asie, lancé le 14 janvier, comme annoncé la semaine précédente, est une « instance de dialogue » ainsi qu’un « véritable think tank », dont le rôle est d’identifier les freins à l’export et de proposer des idées innovantes pour les lever, ont indiqué les deux ministres. Il est présidé par Michel Nalet, directeur des relations extérieures de Lactalis et président de la commission des exportations de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania).

Favoriser les actions collectives

Il a pour rôle de favoriser les actions collectives, comme celle qu’a menée l’entreprise Eurogerm au Sénégal, chef de file d’une action conjointe d’une coopérative de céréales, d’un meunier et d’un équipementier pour boulangeries, a cité le ministre de l’Agroalimentaire. Le comité réunit des entreprises comme Bongrain (fromages), Blue Whale (exportation de pommes), Cooperl (porcs), Danone, Loc’maria (buiscuiterie). Des formations destinées à mieux préparer les entreprises et services officiels aux audits exigés par les six pays concernés (Chine, Hong-Kong, Taïwan, Singapour, Japon, Corée) seront organisées « dans les prochaines semaines ».
Le même jour, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’est rendu aux vœux de l’Ania, et a entendu Jean-René Buisson, président de l’association des industriels, annoncer que l’industrie agroalimentaire française a perdu 5 000 emplois en 2012, et qu’elle s’apprête à en perdre autant en 2013. Le « refus délibéré » des distributeurs d’appliquer la loi de modernisation de l’économie (LME), qui institue la négociabilité des tarifs des industriels mais fixe les limites de cette négociabilité, « contribue à fragiliser les marges des entreprises » agroalimentaires, a dénoncé Jean-René Buisson dans son discours. Il a invité les professionnels à mettre en valeur la diversité des aliments français et les pouvoirs publics à ne pas rajouter trop de réglementations de sécurité alimentaire entravant la consommation de ces aliments.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

think-tank
Suivi
Suivre