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Brasserie/AG Contexte difficile pour les brasseurs en France

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Météo défavorable et augmentation des coûts (matières premières, transports…) pèsent sur l’activité des brasseurs. Pour autant, le dynamisme du secteur en matière de création d’entreprises ne se dément pas. Si la consommation est en berne partout dans les pays matures, elle progresse fortement dans les pays émergents.

Lors de l’assemblée générale des Brasseurs de France, Gérard Laloi, président de l’association, a identifié trois enjeux pour 2013. « En termes de marché, il faut que nous trouvions les moyens de résoudre le problème des cafés. » La diminution continue du nombre d’établissements pèse en effet sur les ventes des brasseurs. S’agissant de l’objectif de 75 % de recyclage à atteindre en 2016 fixé par le Grenelle, « il faut se mettre d’accord sur un niveau de contribution acceptable pour tous, de manière à ce que les vins, spiritueux et la bière contribuent raisonnablement ». Enfin, les Brasseurs de France veulent « mettre au point une politique cohérente et concertée sur la problématique de la consommation excessive d’alcool ».
Les brasseurs font face à un environnement difficile. « Le marché a perdu 30 % en 30 ans. Il semble s’être stabilisé à 20 M hl depuis quelques années, mais cette analyse demande beaucoup de précaution », a déclaré Gérard Laloi. Autre difficulté pour le secteur, le prix des matières premières. « Avant 2008, les céréales revenaient à 5 à 7 % du prix de revient. Depuis, cette part a doublé, à 10-15 % », estime Gérard Laloi. Au rang des satisfactions, la progression du nombre de brasseries. « Nous n’avons jamais eu autant de brasseries depuis 50 ans. En 2012, on a décompté 50 brasseries supplémentaires et très peu de défaillances, ce qui porte leur nombre à environ 400. »

Consommation en légère baisse en 2011
En 2011, la consommation a légèrement baissé en France, générant un chiffre d’affaires stable de 2 Mds EUR. « Les belles avant et arrière saison n’ont pas suffi a compenser un été peu clément », a déclaré Pascal Chèvremont, délégué général des Brasseurs de France. Sur 2012, la météo peu clémente explique des résultats en deçà de la moyenne. Le marché continue par ailleurs sur sa tendance de valorisation, avec une baisse de la consommation des bières classiques – 6,7 % en valeur en HMSM pour les bières de luxe) au profit des bières de spécialités (+ 15 % en volume en HMSM).

Relais de croissance dans les pays émergents
Ce recul de la consommation de bière se vérifie partout en Europe (recul global de 1,3 % entre 2009 et 2010). Dans les pays émergents en revanche, la consommation progresse rapidement. En Asie (34,7 % des volumes mondiaux), la production a augmenté de 6 % entre 2009 et 2010. En Afrique (5,5 % des volumes mondiaux), la progression a atteint 9,1 %. En Amérique (29,2 % des volumes mondiaux), la situation est contrastée entre les Etats-Unis (-2 %) et des pays très dynamiques comme le Brésil (+7,9 %) et l’Argentine (+4,8 %).

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