La Commission européenne a confirmé la réapparition du virus H5N1 de la grippe aviaire dans un élevage hongrois d’oies. Aucun cas n’avait pas été détecté dans l’UE depuis août dernier. A l’occasion du Conseil agricole du 29 janvier, le commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, a appelé à la vigilance étant donné que « cette maladie représente une menace permanente ».
Le virus de la grippe aviaire découvert en Hongrie est identique à 99,4 % à celui qui a sévi en Europe l’hiver dernier, a indiqué le directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale, Jean-Luc Angot. L’identification génétique, réalisée par le centre britannique Weybridge, semble impliquer que le virus H5N1 est parvenu à survivre dans cette région depuis la fin du printemps dernier sans se faire détecter. Aux yeux des experts sanitaires, cela est loin d’être invraisemblable vu la résistance du H5N1. Il est capable de survivre longuement dans l’eau froide. Une autre piste explorée par les scientifiques est celle de sa survie durant une longue période, le H5N1 étant capable de passer d’oiseaux en oiseaux sans manifestation de symptômes.
Embargo sur les volailles hongroises
La découverte de ce cas a amené la Russie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie à imposer un embargo sur les volailles hongroises. La Roumanie a décidé de procéder à des tests de dépistage du virus H5N1 dans le delta du Danube et dans d’autres zones à risque. Bien que les tests effectués ces derniers jours sur des échantillons de volailles mortes se soient révélés négatifs, il y a lieu de rester vigilant, a souligné un responsable local. En effet, la Roumanie a été l’un des pays européens les plus touchés par la grippe aviaire, avec plus de 55 foyers recensés à l’automne 2005.
La Bulgarie a également pris des précautions en interdisant les marchés de volailles en plein air et en imposant un confinement des volailles dans le nord et le sud est (régions situées sur la voie des oiseaux migrateurs). Le ministère bulgare a par ailleurs ordonné un contrôle vétérinaire permanent sur les fermes d’élevage de volailles.
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Persistance du virus en Asie
Le Japon a confirmé la découverte d’un nouveau foyer dans le sud de l’archipel, où un total de 23 volailles ont été retrouvées mortes.
Cela porte à quatre le nombre de foyers détectés depuis le début de l’année. Le ministère japonais de l’agriculture a, de ce fait, ordonné la destruction des 93 000 poules pondeuses de l’élevage contaminé. Des tests sont en cours pour déterminer s’il s’agit du virus H5N1 ou du H5N2, virus moins virulent. Les autorités japonaises ont également décidé de renforcer les mesures préventives, évoquant l’envoi de soldats dans la préfecture de Miyazaki (sud du Japon), la plus touchée.
En Indonésie, les autorités ont admis être dépassées par le nombre de volailles encore présentes dans la capitale Jakarta. Depuis la mise en route de leur opération anti-aviaire consistant à supprimer les quelque 1,4 millions de volailles se trouvant dans la mégalopole, seul 100 000 oiseaux ont été tués pour l’instant. A partir du 31 Janvier, les autorités ont le droit de recourir à l’abattage même en cas d’opposition du propriétaire.