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Edito Convergences

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Guillaume Garot et Jean-Philippe Girard ont sacrifié tous les deux en cette semaine aux traditionnels vœux à la presse. Un exercice de style relativement convenu mais qui ne manquait pas d'intérêt tant le ministre délégué à l'Agroalimentaire et le président des industriels du secteur ont émis des vœux qui montraient une ambition commune et partagée. Les deux hommes veulent placer au cœur de leurs priorités, l'exportation car « la France doit redevenir numéro 1 en Europe », pour le ministre, car « c'est l'avenir de la France », pour le président de l'Ania. Tous deux estiment que l'innovation pour monter en gamme, tant dans les produits que dans les process industriels, les emballages intelligents, les aliments fonctionnels, est indispensable pour atteindre cette reconquête à l'export. Mais aussi celle des consommateurs nationaux, en affichant plus de transparence, de qualité et de diversité à un juste prix. Jusque là, de tels vœux ne marquent pas une grande originalité. Il en va différemment dans la volonté commune affirmée de contribuer à l'innovation sociale, la qualité de vie au travail, la pénibilité. Autant de sujets longtemps laissés de côté que pouvoirs publics et industriels veulent mettre à plat, convaincus que le dialogue professionnel dans les entreprises, l'organisation des systèmes de travail, la formation à la qualité de vie, à la qualité alimentaire sont indissociables des objectifs de reconquête des marchés et des consommateurs. C'est aussi un élément incontournable pour attirer les jeunes vers l'emploi dans ces industries et rendre ces dernières plus « sexy ». Des initiatives fortes devraient être prises avant la fin du semestre par toutes les parties prenantes. Qui feront que ces vœux de début d'année ne seront pas seulement pieux.

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